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1997 : L’ANNÉE DU SANS-LIMITES

Temps de lecture : 8 minutes
Affiche verticale cinématographique intitulée « 1997 : L’ANNÉE DU SANS-LIMITES ». Deux hommes armés se font face dans un jeu de miroir au sommet de l’image, tandis qu’un détective en fedora observe une rue nocturne de Los Angeles sous la pluie. En arrière-plan, un gigantesque paquebot en train de sombrer domine une mer agitée. Le logo métallique CRITIKS MOVIZ est placé au centre. En bas, une pellicule présente quatre genres : Action, Neo-Noir, Epic et Sci-Fi, tous associés à l’année 1997.
Une affiche hommage aux grands films de 1997, mêlant action, néo-noir, fresque épique et science-fiction dans une composition spectaculaire dominée par le logo CritiKs MoviZ.

1997 : Entre visages volés, naufrages colossaux et ombres sombres

Notre avis sur le cinéma de 1997 est limpide : c’est l’année de la démesure. En effet, les réalisateurs ont eu carte blanche et des budgets colossaux pour pousser leurs concepts jusqu’au bout. Par ailleurs, 1997 réussit le grand écart parfait entre le blockbuster déchaîné et le polar noir d’une élégance folle. Bien que certains studios aient commencé à abuser des effets numériques naissants, la générosité des propositions à l’écran reste ahurissante. Finalement, c’est un cru mémorable où l’action et le suspense ont tutoyé les sommets.

1/. FACE/OFF (VOLTE/FACE) – John WOO

Face/Off (1997)
  • Fiche Technique : Réalisateur : John Woo | Budget : 80 M$. Box-office : 245 M$
  • L’Analyse : John Woo au sommet absolu de sa période américaine. Nicolas Cage et John Travolta échangent leurs visages et leurs jeux dans un opéra baroque et hystérique. Les fusillades au ralenti avec colombes sont poussées au rang d’art pur.
  • Le verdict : Le chef-d’œuvre de l’action des années 90. Un délire jubilatoire et parfaitement maîtrisé.

2/. L.A. CONFIDENTIAL – Curtis Hanson

  • Fiche Technique : Réalisateur : Curtis Hanson | Budget : 35 M$. Box-office : 126 M$
  • L’Analyse : L’adaptation magistrale de James Ellroy. Curtis Hanson ressuscite le film noir avec une reconstitution minutieuse du Los Angeles des années 50, portée par un trio Russell Crowe, Guy Pearce et Kevin Spacey intouchable.
  • Le verdict : Un polar froid, complexe et brillant. La référence moderne du genre.

3/. TITANIC – James Cameron

  • Fiche Technique : Réalisateur : James Cameron | Budget : 200 M$. Box-office : 2,2 Mds$
  • L’Analyse : Le film de tous les records et de toutes les démesures. James Cameron livre une fresque romantique et catastrophe monumentale où la rigueur technique sert une émotion brute.
  • Le verdict : Un monstre de cinéma qui a terrassé la planète entière.

Pour approfondir cet avis sur le cinéma de 1997, la base de données du blog est exceptionnellement riche. En effet, des confins de l’espace aux méandres des thrillers psychologiques et du cool selon Tarantino, l’année a été prolifique :

  • L’Analyse : Un inspecteur traque un tueur en série amnésique qui pousse des gens ordinaires au crime par hypnose. Une ambiance poisseuse et dérangeante au possible.
  • Pourquoi tu dois le voir : Parce que c’est le sommet du thriller psychologique japonais qui servira de fondation à toute la vague d’horreur asiatique des années 2000.
  • Découvrir la critique complète : Cure (1997).

En 1997, la France essaie de faire son Pulp Fiction décalé avec le film de Graham Guit. C’est déjoncté, ça veut casser les codes avec un trio Élodie Bouchez, Romane Bohringer et Melvil Poupaud… mais l’énergie tombe à plat. Bien que la tentative de sortir du drame bourgeois soit louable, le film s’égare dans sa propre pose « cool » artificielle. Face à la furie visuelle d’un Volte/Face ou au ciseau de L.A. Confidential, le cinéma décalé hexagonal montre cruellement ses limites de moyens et d’écriture.

1997 restera dans les mémoires comme l’apogée d’une certaine idée du cinéma américain : démesurée, organique et viscérale. En effet, entre la débauche de cascades pyrotechniques de Volte/Face, la rigueur esthétique de L.A. Confidential et le choc émotionnel de Titanic, ce cru aura poussé le spectacle grand format dans ses derniers retranchements. Par ailleurs, c’est l’un des derniers millésimes où les effets de plateau et le savoir-faire des cascadeurs l’emportaient encore sur l’omniprésence du numérique. Bien que la décennie touche doucement à sa fin, les cinéastes n’ont jamais semblé aussi libres d’imposer leur vision sans concession. Finalement, 1997 aura prouvé que le cinéma de genre pouvait être à la fois un rouleau compresseur commercial et une œuvre d’auteur inoubliable.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Préparez-vous à boucler votre ceinture, car 1998 s’annonce déjà comme une année d’une intensité rare sur CritiKs MoviZ. Entre la claque guerrière et réaliste de Steven Spielberg (Il faut sauver le soldat Ryan), le vertige paranoïaque de Peter Weir (The Truman Show) et l’invasion imminente d’astéroïdes géants (Armageddon, Deep Impact), 1998 va redistribuer toutes les cartes du divertissement. Rendez-vous très vite pour décortiquer cette nouvelle année de cinéma !


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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