
Cinquante articles (50) au compteur ce mois-ci : la cadence est infernale sur CritiKs MoviZ, mais la ligne éditoriale ne dévie pas d’un millimètre. Entre révisions de piliers intouchables, coups de projecteur sur les métiers de l’ombre, hommages déchirants et séances de tir aux pigeons sur le tout-venant de la série B fauchée, ce mois d’octobre 2026 a fait le tri sans la moindre concession.
Le podium du mois
- Le film du mois : VERTIGO (1958) ★★★★★. La perfection formelle absolue signée Alfred Hitchcock. Une spirale obsessionnelle et vénéneuse dont la mise en scène vertigineuse enterre sans forcer 99 % des thrillers modernes calibrés à la truelle.
- Les claques et belles surprises : En effet, le grand cinéma s’est invité en force dans notre salon avec le pionnier séminal KING KONG (1933) de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, véritable leçon de démesure.
Dans un registre tout aussi tranchant, David Fincher s’est imposé en maître avec l’implacable THE SOCIAL NETWORK (2010) ★★★★½, ciselé par le verbe d’Aaron Sorkin, ainsi que son biopic crépusculaire MANK (2020).
Par ailleurs, la magie mécanique et cinéphile d’Alfred Cabret dans HUGO CABRET (2011) ★★★★½ de Martin Scorsese a rappelé l’exigence d’une scénographie sans compromis.
Séance de rattrapage : ce qu’il ne fallait pas rater
Bien que le calendrier des sorties ait été saturé, nous avons gardé le cap sur la rigueur d’écriture et la qualité plastique :
- Du grand spectacle et du muscle : De la fresque homérique avec EXCALIBUR (1981) jusqu’aux promesses musclées de BLADES OF THE GUARDIANS (2026), CLAYFACE (2026) ou le venin de PROMISING YOUNG WOMAN (2020).
- Dans l’antre de la fabrication : Nos dossiers de fond consacrés aux rouages du 7e art, notamment le rôle crucial du Production Designer et notre radioscopie des genres cinématographiques.
- Radar actu : Les premières indiscrétions disséquées sur les futurs THE BEEKEEPER 2 (2026), CRAWLERS (2026) ou le sulfureux THE EXORCIST: MARTYRS (2026).
- Dernier hommage : Une pensée émue et respectueuse pour les disparitions de deux géants d’écran, Tom Skerritt et Patrick Stewart.
- Le tableau des recalés : Une salve de notes médiocres (2,5/5) pour SHUTTER (2008), THE RETURN (2006), PROTECTOR (2025), THE SURVIVALIST (2021), ROGUE HOSTAGE (2021), SHARK WATERS (2022) et DRAGN (2026). CGI foireux, scripts aux rabais : la sanction reste immédiate.
L’œil sur le mois prochain
Novembre s’annonce lourd. Côté dossiers, nous irons décortiquer la mécanique brute de l’écriture avec une plongée chez « Le scénariste », avant d’aller ausculter l’état clinique du genre « comédie ».
Finalement, le radar des sorties sera braqué sur du lourd : le cataclysmique GODZILLA MINUS ZERO (2026) de Takashi Yamazaki, le déviant SCROOGE (2026) de Ti West, INFIRMARY (2026) de Nicholas Pineda, la franchise testée au feu avec HUNGER GAMES : LEVER DE SOLEIL SUR LA MOISSON (2026) de Francis Lawrence, sans oublier le très attendu PAPER TIGER (2026) de James Gray.
À vous la parole : Quel film vous a mis la claque définitive ce mois-ci et quelle purge a failli achever votre téléviseur ? Dites-le-nous dans les commentaires !
En savoir plus sur CritiKs MoviZ
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
Impressionnant tableau de chasse ! Le tout agrémenté de bien belles chroniques (j’en ai mis quelques-unes de côté à lire plus tard). Il y avait du lourd, du très lourd même avec « King Kong ». Et puis « Vertigo », un de ces graal de cinéphile qui nous mène à… « Excalibur » et ses carmina burana. On appelle ça la magie du cinéma, celle à laquelle Scorsese a rendu à travers « Hugo Cabret » un hommage éblouissant. Ajoutons Fincher et son « Mank » hommage à un autre chef d’oeuvre. Fincher x 2 avec le fascinant portrait d’un sociopathe de la tech dans « The Social Network ». Fincher a décidément une fascination pour les tarés en tous genres. Et puis il y a ce « Clayface » qui décidément m’intrigue beaucoup depuis que j’en lis du bien un peu partout.
Publié par princecranoir | 01/11/2026, 17h00Merci pour ce retour enthousiaste, Florent !
C’est exactement cette passerelle invisible entre les époques et les genres qui rend le cinéma passionnant : passer du fétichisme vénéneux de Vertigo au souffle lyrique et wagnérien d’Excalibur, pour ensuite contempler la lettre d’amour mécanique de Scorsese dans Hugo Cabret. On navigue au cœur de ce qui fabrique le mythe.
Pour Fincher, le terme est particulièrement bien choisi. Qu’il s’agisse de disséquer la solitude névrotique d’un pionnier du web dans The Social Network ou d’errer dans les coulisses amères du vieil Hollywood avec Mank, le bonhomme a une précision d’orfèvre pour radiographier les obsessions destructrices.
Quant à Clayface, c’est typiquement le projet intrigant de cette rentrée. Vu la direction artistique et le retour en grâce d’un body-horror plus organique, il y a matière à une vraie belle surprise s’ils ne diluent pas leur sujet. Prends le temps de savourer tes lectures de côté, et hâte d’avoir tes retours quand tu auras posé les yeux dessus !
Publié par Olivier Demangeon | 02/11/2026, 0h16