
Jason Statham de retour sous la direction de Timo Tjahjanto pour une vendetta d’État…
Jason Statham reprend son rôle d’Adam Clay dans The Beekeeper 2, suite directe du thriller d’action de 2024. Cette fois-ci, l’ancien assassin se retrouve traqué par sa propre organisation, les « Beekeepers », après avoir tenté de protéger la Présidente des États-Unis d’un complot interne. Prévu pour le 15 janvier 2027, le film marque un changement de cap majeur avec l’arrivée à la réalisation de Timo Tjahjanto, promettant une escalade visuelle et chorégraphique radicale par rapport au premier volet.
Le Développement
L’intrigue place Adam Clay en position de paria, contraint d’agir dans l’ombre pour sauver la Présidente Jessica Danforth (Jemma Redgrave) des griffes de sa propre structure, désormais devenue voyous. Pour l’entourer, la production ne lésine pas sur les moyens : Jeremy Irons reprend son rôle de Wallace Westwyld, tandis que le casting s’enrichit de talents comme Pom Klementieff, Yara Shahidi, Emmy Raver-Lampman et l’ancien catcheur Adam Copeland.
Derrière la caméra, Timo Tjahjanto (The Night Comes for Us, The Shadow Strays) impose sa patte, épaulé par un scénario cosigné par Kurt Wimmer et Zak Penn (avec des matériaux supplémentaires d’Umair Aleem). La direction de la photographie est confiée à Callan Green, marquant sa deuxième collaboration avec le réalisateur, tandis que le montage est assuré par Dana E. Glauberman, garante d’un rythme soutenu, et la partition musicale par Christopher Benstead. Le tournage, qui s’est déroulé aux Shepperton Studios, est d’ores et déjà terminé.
L’Angle « Critiks Moviz »
C’est ici que le projet suscite un intérêt particulier chez nous. Si le premier volet fonctionnait sur un registre d’action « blue-collar » efficace mais relativement conventionnel, l’arrivée de Timo Tjahjanto change fondamentalement la donne. Le cinéaste indonésien a prouvé, notamment avec The Night Comes for Us et son récent The Shadow Strays, qu’il maîtrise l’art de la violence chorégraphiée avec une précision quasi chirurgicale et une esthétique saturée. Il partage avec le cinéma d’action coréen cette exigence absolue : faire de la chorégraphie un vecteur narratif à part entière, et non un simple remplissage spectaculaire.
L’enjeu pour The Beekeeper 2 est double. D’abord, éviter l’écueil de la suite qui se contente de répéter la formule en injectant une vraie griffe visuelle dans la direction artistique et le design sonore. On attend de Timo Tjahjanto qu’il transforme les séquences d’affrontement en ballets sanglants et lisibles, loin du montage frénétique et désorientant trop souvent imposé par les standards hollywoodiens. La présence de Pom Klementieff, habituée aux rôles physiques exigeants, laisse présager des confrontations au corps à corps d’une belle intensité.
Cependant, la prudence reste de mise. Le scénario, ayant vu passer plusieurs plumes (Wimmer, Penn, Aleem), pourrait souffrir de ces incohérences narratives qui plombent trop souvent les suites du genre. L’équilibre sera fragile : il faudra que la mise en scène parvienne à transcender un postulat de départ potentiellement bancal (une organisation secrète qui se retourne contre son meilleur élément, un classique éculé) par une exécution technique irréprochable. La présence d’un Jeremy Irons, toujours aussi habile à distiller un mépris de façade avec élégance, sera cruciale pour ancrer le récit dans une forme de crédibilité dramatique.
Conclusion
The Beekeeper 2 débarquera dans les salles américaines et britanniques le 15 janvier 2027, distribué par Amazon MGM Studios. Si l’alchimie entre la présence brute et minimale de Jason Statham et la folie maîtrisée de Timo Tjahjanto opère, nous pourrions tenir là bien plus qu’une simple suite de commande : un pur morceau de cinéma de genre, brut et spectaculaire. À surveiller de très près.

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