
Octobre, le mois où CritiKs MoviZ plonge dans la brume automnale avec l’élection de notre Film du Mois – Octobre 2026. Après un mois de visionnages exigeants entre frissons de saison et polar viscéral, le verdict n’a laissé place à aucune hésitation.
Entre nos cycles thématiques et nos analyses de fond, un chef-d’œuvre a surclassé l’ensemble de la sélection.
Bilan du mois
Au cours d’octobre 2026, le niveau d’exigence est resté impitoyable. Alors que de nombreuses œuvres solides ont frôlé les sommets, un seul film a décroché la note suprême de 5 étoiles. Un sacre solitaire qui souligne la rareté et l’excellence absolue du lauréat.
Le grand souverain de ce mois-ci est :
- Vertigo (1958), d’Alfred Hitchcock
Le choix du Film du Mois
Après délibération, une évidence s’est imposée.
Par son exploration vertigineuse de l’obsession, sa virtuosité formelle et son statut de monument du cinéma mondial, VERTIGO s’est naturellement hissé au rang de Film du Mois – Octobre 2026.
Alfred Hitchcock signe avec Vertigo (Sueurs froides) bien plus qu’un thriller psychologique. En effet, disséquer la nécrophilie émotionnelle et le fétichisme d’un homme brisé à travers une esthétique aussi vénéneuse relève du coup de génie. La composition de James Stewart, tout en fêlures et en névrose, couplée au magnétisme tragique de Kim Novak, compose l’un des duos les plus fascinants du septième art.
La force du film réside dans sa mise en scène hypnotique et révolutionnaire. Par ailleurs, l’invention du « dolly zoom » (ou effet Vertigo), l’utilisation expressionniste des filtres verts et la partition tellurique de Bernard Herrmann créent une spirale d’angoisse dont le spectateur ne ressort jamais indemne. Bien que le thriller moderne mise souvent sur le choc immédiat, Vertigo prouve la supériorité d’une tension psychologique lente, sourde et dévastatrice.
Finalement, c’est dans sa dimension spectrale que le film foudroie. Ce n’est pas simplement une enquête sur un meurtre ; c’est une étude clinique sur le deuil, l’illusion et le refus de la réalité. Choisir Vertigo, c’est saluer la matrice du suspense moderne, une œuvre vénéneuse qui hante les esprits bien au-delà de sa conclusion tragique.
Conclusion
Octobre 2026 s’achève sur une leçon magistrale de grammaire cinématographique.
Parmi toutes les séances du mois, VERTIGO (1958) s’impose comme une anomalie sublime : un vertige esthétique et psychanalytique qui n’a pas pris une ride et demeure l’un des plus grands accomplissements de l’histoire du cinéma.
Un chef-d’œuvre absolu à redécouvrir d’urgence, idéalement dans le noir complet, pour se laisser engloutir par la spirale du maître Alfred Hitchcock. Retrouvez la fiche complète de Vertigo (1958) sur IMDb pour explorer les coulisses et l’héritage de ce monument.
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