Action, Comédie, Crime - Policier

KINDERGARTEN COP (1990) ★★✮☆☆

Temps de lecture : 4 minutes
Arnold Schwarzenegger débordé par des enfants de maternelle sur l'affiche du film.
« Silence ! » – Quand Terminator découvre les joies (et les horreurs) de l’enseignement.

Schwarzy au tableau d’honneur…

Arnold Schwarzenegger troque son énergie destructrice pour un sens de l’humour étonnamment juste. Mais ne te méprends pas : ce long-métrage reste constamment le cul entre deux chaises, trop sombre pour les enfants et indubitablement trop mièvre pour nous autres, adultes. Découvrons à travers cette critique de Kindergarten Cop (1990) comment le chêne autrichien a tenté, non sans heurts, de casser son image de héros invincible.

Pour coincer un redoutable trafiquant de drogue, le rugueux inspecteur John Kimble se voit contraint d’infiltrer une école maternelle de l’Oregon. Propulsé instituteur remplaçant, ce flic aux méthodes expéditives va vite découvrir que canaliser trente bambins hyperactifs est bien plus terrifiant que d’affronter les pires criminels de la rue.

Notre avis sur KINDERGARTEN COP

L’avis sur Kindergarten Cop repose en grande partie sur l’abattage de sa star. Ce film marque la deuxième collaboration entre le réalisateur Ivan Reitman et Arnold Schwarzenegger, surfant sur le succès colossal de Jumeaux (1988). Cette démarche confirme la transition réussie de Schwarzy vers des rôles comiques, après une décennie de gloire absolue dans le cinéma d’action. L’alchimie avec la pétillante Pamela Reed, formidable en partenaire de terrain malade comme un chien, fonctionne à plein régime et apporte une vraie fraîcheur. On est à des années-lumière de la complaisance et de la paresse d’une énième comédie française contemporaine calibrée pour le prime-time : ici, l’acteur principal s’investit physiquement dans le gag. Le succès commercial fut d’ailleurs retentissant, rapportant environ 202 millions de dollars dans le monde en 1990.

Le bât blesse sévèrement dans la gestion des ruptures de ton, justifiant pleinement l’accueil critique très mitigé de l’époque. Le scénario fait un grand écart perpétuel et douloureux. L’intrigue policière de départ, teintée d’une vraie violence sourde avec son antagoniste impitoyable, s’accorde mal avec les gags potaches de la cour de récréation. Le film se révèle finalement trop adulte et anxiogène pour un public juvénile, et cruellement trop enfantin pour rassasier l’amateur de thrillers musclés qui espérait voir Kimble nettoyer la ville.

Arnold Schwarzenegger dans Kindergarten Cop (1990)
Arnold Schwarzenegger dans Kindergarten Cop (1990)

Ivan Reitman livre une copie propre mais strictement fonctionnelle. Il emballe son concept sans génie visuel ni véritable tension dramatique dans sa seconde moitié. Le casting, lui, repose intégralement sur les larges épaules de Arnold Schwarzenegger. Sa volonté de s’éloigner de l’image de dur à cuire mutique qui a forgé sa légende est saluée à juste titre. Face à lui, Penelope Ann Miller assure le minimum syndical dans le rôle de la romance de service, tandis que Richard Tyson campe un méchant assez froid, quoiqu’un brin caricatural face à la stature de l’Autrichien.

  • Avant que notre cyborg préféré ne s’empare de la cloche de l’école, la production avait sérieusement envisagé Bill Murray et Patrick Swayze pour incarner l’inspecteur John Kimble.
  • La musique du film, qui tente de faire le pont entre le polar urbain et la comédie scolaire, fut composée par Randy Edelman.

En conclusion, Un flic à la maternelle reste une anomalie hollywoodienne amusante, un pur produit de son époque conçu sur mesure pour polir l’image familiale de son interprète. Un divertissement hybride et bancal, à réserver aux complétistes de la star. Pour prolonger cette réflexion et te replonger dans cette période foisonnante, n’hésite pas à consulter notre page dédiée : 1990 : L’ANNÉE DU BASCULEMENT.

Le mélange des genres est un exercice d’équilibriste particulièrement casse-gueule. Jusqu’où un acteur d’action ultra-identifié peut-il étirer son registre vers la comédie familiale sans trahir son ADN ni s’aliéner son public originel ?

Et toi, cette incursion de Arnold Schwarzenegger chez les bambins t’a-t-elle convaincu, ou préfères-tu le voir distribuer du plomb dans la jungle de Predator ?
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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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