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1990 : L’ANNÉE DU BASCULEMENT

Temps de lecture : 5 minutes
Affiche cinéma stylisée « 1990 : L’Année du Basculement » avec un héros futuriste inspiré de Total Recall au premier plan, le Predator en arrière-plan, une ville nocturne en flammes, un métro new-yorkais et un train futuriste, avec le logo Critiks Moviz au centre.
1990 : une année charnière où le cinéma explose entre polar urbain, science-fiction et horreur — de Goodfellas à Total Recall.

1990 : Du bitume de New York aux mines de Mars…

Notre avis sur le cinéma de 1990 est tranché : c’est l’année où le divertissement a arrêté de faire semblant. On enterre l’insouciance des eighties pour entrer de plain-pied dans une ère plus viscérale. Les flics sont plus corrompus, les monstres sont plus proches de nous et même les blockbusters de SF se teintent de nihilisme. C’est le début d’un cycle où le réalisme poisseux reprend ses droits sur le grand spectacle coloré.

LES AFFRANCHIS (Goodfellas) – Martin SCORSESE

GoodFellas (1990)
  • Fiche Technique : Réalisateur : Martin SCORSESE | Budget : 25 M$ | Box-office : 46 M$
  • L’Analyse : Le film de mafia définitif. Scorsese dynamite les codes du genre avec une caméra virtuose et un montage qui ne te laisse jamais respirer. Joe Pesci y est terrifiant de folie pure.
  • Le verdict : Un chef-d’œuvre de narration et de violence quotidienne. C’est organique, nerveux et ça n’a pas pris une ride.

TOTAL RECALL – Paul VERHOEVEN

Total Recall (1990)
  • Fiche Technique : Réalisateur : Paul Verhoeven | Budget : 65 M$ | Box-office : 261 M$
  • L’Analyse : Paul Verhoeven prend Arnold Schwarzenegger et l’envoie sur Mars pour une satire ultra-violente sur la réalité et l’identité. Les effets spéciaux pratiques sont encore hallucinants aujourd’hui.
  • Le verdict : C’est bourrin, c’est intelligent et c’est gore. Le mariage parfait entre le blockbuster de l’espace et la réflexion philosophique.

PREDATOR 2 – Stephen HOPKINS

Predator 2 (1990)
  • Fiche Technique : Réalisateur : Stephen Hopkins | Budget : 35 M$ | Box-office : 57 M$
  • L’Analyse : On quitte la jungle pour l’enfer urbain de L.A. en pleine canicule. Danny Glover remplace Schwarzy pour une traque urbaine poisseuse et radicale qui approfondit le lore de la créature.
  • Le verdict : Sous-estimé à sa sortie, c’est pourtant un pur film de genre qui transpire la violence des rues et la SF poisseuse.

On ne va pas se contenter du haut de l’affiche. Cette semaine, on explore les recoins sombres du millésime :

  • KING OF NEW YORK (1990) : Christopher Walken impérial dans ce polar de Abel Ferrara. Sombre, urbain et sans aucune pitié.
  • DÉSIGNÉ POUR MOURIR (1990) : Steven Seagal contre la mafia jamaïcaine. C’est brutal, sec et les os craquent avec une régularité métronomique.
  • 58 MINUTES POUR VIVRE (1990) : John McClane rempile dans un aéroport sous la neige. C’est efficace, tendu et ça prouve que la formule fonctionne encore à plein régime.
  • THE HUNT FOR THE RED OCTOBER (1990) : John McTiernan signe le techno-thriller absolu. Un duel de sous-marins claustrophobique où Sean Connery impose un charisme impérial.
  • ÉCHEC ET MORT (1990) : Le réveil d’un flic après sept ans de coma. Une traque vengeresse typique de l’époque, portée par un Seagal au sommet de sa forme.
  • EDWARD SCISSORHANDS (1990) : Ce film a révélé au monde entier l’étendue du talent de Johnny Depp, capable d’exprimer une humanité bouleversante avec un minimum de mots.

Jacob’s Ladder (1990)
  • L’Analyse : Un vétéran du Vietnam sombre dans la folie ou découvre une réalité terrifiante. C’est le film qui a inspiré Silent Hill.
  • Pourquoi tu dois le voir : C’est un cauchemar éveillé, une expérience psychologique traumatisante avec des visuels qui te resteront gravés dans la rétine.
Cyrano de Bergerac (1990)

En 1990, la France ne jure que par Gérard Depardieu et son nez dans le Cyrano de Jean-Paul Rappeneau. C’est du « Grand Cinéma », c’est académique, c’est bien filmé… mais ça manque cruellement de la sueur et du sang qu’on trouve chez Martin Scorsese ou Paul Verhoeven la même année. On se rassure avec nos classiques pendant que le reste du monde réinvente la modernité.

1990 a posé les bases d’un cinéma plus sombre et plus exigeant. On a quitté le rêve pour la réalité augmentée ou le bitume sanglant.

Reste bien à l’affût : tout au long de la semaine, nous allons publier mes critiques détaillées sur ces monuments de 1990. Ne rate aucun rendez-vous !

Alors, plutôt « Empire de la drogue » ou « Vacances sur Mars » ?
Dis-moi en commentaire quel film de 90 a marqué ton entrée dans la décennie !


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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