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L’HEBDO #8: QUAND LE CINÉ COGNAIT FORT & FOCUS 1987

Temps de lecture : 20 minutes
Affiche HEBDO #8 CritiKs MoviZ : Focus 1987 avec Freddy Krueger, Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone et Robert Duvall sur fond d'explosions.
HEBDO #8 : 1987, une année sans pitié pour le cinéma.
Quand le ciné cognait fort !

On nous avait dit que 1987 était une année de transition. Quelle blague. Entre les coups de rangers de Full Metal Jacket, les incantations poisseuses de Hellraiser et le twist final de No Way Out qui nous a tous laissés sur le carreau, l’année a été un véritable champ de bataille cinématographique, une année sans pitié pour le cinéma !

Dans ce numéro 8, on ne fait pas de prisonniers. On remet l’église au milieu du village avec un dossier sur l’arnaque monumentale du remake de Psycho, prouvant que copier Hitchcock sans son génie ne mène qu’au mur. On rend aussi hommage aux vrais patrons : Robert Duvall, impérial en prédicateur, et nos géants du muscle, Sly et Schwarzy, qui ont redéfini l’héroïsme à coup de pectoraux et de répliques cultes.

Pendant que le cinéma français récent continue de s’écouter parler, on a préféré aller voir ailleurs : vers la tension vénéneuse du cinéma coréen avec The Housemaid ou l’efficacité sèche de Guy Ritchie. Parce qu’au final, qu’il s’agisse de Frank Castle qui nettoie les rues ou de Freddy qui hante nos nuits, le bon cinéma est celui qui ne nous laisse pas indemnes.

Attachez vos ceintures, c’est du brutal.

Bonne lecture, les cinéphiles.
Laurence & Olivier – CritiKs MoviZ

Georgina Campbell et Joe Keery face à une menace fongique dans un couloir sombre du film Cold Storage.

COLD STORAGE (2026) ★★★✮☆
Cette adaptation nerveuse du roman de David Koepp nous plonge dans une course contre la montre haletante face à un organisme fongique dévastateur. En effet, la mise en scène efficace parvient à instaurer une tension constante au sein d’une installation souterraine devenue un véritable tombeau technologique. Par ailleurs, l’équilibre entre l’horreur organique viscérale et une pointe d’humour cynique confère au film une personnalité singulière dans le paysage actuel de la science-fiction. Bien que le scénario respecte scrupuleusement les étapes classiques du film de contamination, la solidité de l’interprétation et la qualité des effets spéciaux maintiennent l’intérêt jusqu’au final. Finalement, c’est un thriller biotechnologique solide et sans complaisance qui ravira les amateurs de récits de survie claustrophobiques.
👉 Lire la critique de COLD STORAGE

Sydney Sweeney et Amanda Seyfried se font face avec tension dans une cuisine luxueuse, film The Housemaid.

THE HOUSEMAID (2025) ★★★✮☆
Cette relecture moderne du chef-d’œuvre coréen explore avec une froideur clinique l’érotisme et la manipulation au sein d’une bourgeoisie en décomposition. En effet, la mise en scène sophistiquée souligne avec brio l’oppression psychologique qui s’installe progressivement entre les murs de cette demeure luxueuse. Par ailleurs, le jeu troublant des acteurs et l’esthétique léchée renforcent cette ambiance de thriller domestique où chaque regard devient une menace. Bien que le scénario emprunte des sentiers parfois attendus pour qui connaît l’original, l’efficacité de la tension dramatique reste redoutable jusqu’à un dénouement percutant. Finalement, c’est une œuvre vénéneuse et élégante qui confirme une nouvelle fois la vitalité d’un cinéma coréen toujours aussi impitoyable.
👉 Lire la critique de THE HOUSEMAID

Odeya Rush tenant une arme sur un bateau dans le film Dangerous Waters.

DANGEROUS WATERS (2023) ★★✮☆☆
Ce thriller maritime nous entraîne dans une croisière qui vire au cauchemar, marquée par la présence charismatique du regretté Eric Dane. En effet, malgré un point de départ prometteur et une ambiance isolée propice à la tension, la mise en scène peine à s’extraire des clichés habituels du film de survie. Par ailleurs, le scénario s’égare dans des rebondissements parfois prévisibles qui affaiblissent l’impact dramatique de la traque en pleine mer. Bien que l’interprétation d’Eric Dane apporte une certaine épaisseur à l’ensemble, le manque de moyens et de rythme empêche le film d’atteindre les sommets du genre. Finalement, c’est une série B honnête mais limitée qui vaut surtout pour la performance solide de son acteur principal avant son tragique départ.
👉 Lire la critique de DANGEROUS WATERS

Jake Gyllenhaal et Dar Salim, épuisés et couverts de poussière, dans le film The Covenant.

THE COVENANT (2023) ★★★★✮
Guy Ritchie surprend son monde avec ce drame de guerre épuré et d’une efficacité redoutable, centré sur le lien indéfectible entre un sergent américain et son interprète afghan. En effet, la mise en scène, bien plus sobre qu’à l’accoutumée, privilégie une tension constante et une immersion viscérale au cœur d’un territoire hostile. Par ailleurs, l’interprétation habitée de Jake Gyllenhaal et Dar Salim confère une dimension humaine et héroïque puissante à cette traque haletante. Bien que le récit respecte certains codes du genre, la justesse du ton et la précision du découpage technique élèvent le film bien au-dessus des productions militaires standards. Finalement, c’est une œuvre poignante et techniquement irréprochable qui s’impose comme l’un des meilleurs films de guerre de ces dernières années.
👉 Lire la critique de THE COVENANT

Axel Foley (Eddie Murphy) souriant devant une voiture de sport à Beverly Hills.

BEVERLY HILLS COP 2 (1987) ★★✮☆☆
Axel Foley reprend du service sous la direction de Tony Scott pour une suite qui privilégie l’esthétique publicitaire au détriment de la fraîcheur originale. En effet, la mise en scène ultra-léchée et le rythme effréné ne parviennent pas à masquer un scénario paresseux qui recycle les mécaniques du premier opus. Cependant, l’énergie d’Eddie Murphy et l’efficacité des scènes d’action sauvent le film d’un ennui profond malgré une surenchère de clichés typiques de l’époque. Par ailleurs, le duo formé par Rosewood et Taggart apporte une touche d’humour bienvenue dans cette machine de guerre hollywoodienne un peu trop prévisible. Finalement, c’est un divertissement efficace mais superficiel qui marque déjà le début de l’essoufflement pour une franchise en quête de renouvellement.
👉 Lire la critique de BEVERLY HILLS COP 2

Brad Davis et Sharon Stone dans une scène tendue du film Cold Steel 1987.

COLD STEEL (1987) ★★☆☆☆
Ce thriller policier urbain met en scène Brad Davis et une jeune Sharon Stone dans une histoire de vengeance classique sur fond de trafic de drogue. En effet, malgré une volonté de proposer un polar nerveux et sombre soutenu par la présence d’Adam Ant et Jonathan Banks, la réalisation manque cruellement d’originalité. Par ailleurs, le scénario s’appuie sur des ressorts dramatiques téléphonés qui limitent considérablement l’impact émotionnel des scènes d’action. Bien que la distribution soit intrigante avec le recul, le film souffre d’un manque de rythme flagrant qui empêche toute réelle immersion dans cette traque nocturne. Finalement, c’est une production mineure qui, au-delà de son casting hétéroclite, peine à convaincre par son manque d’ambition artistique.
👉 Lire la critique de COLD STEEL

Robin Williams au micro, hurlant avec un casque audio dans le film Good Morning, Vietnam.

GOOD MORNING, VIETNAM (1987) ★★★★✮
Robin Williams livre une performance incandescente et improvisée dans ce drame satirique qui dynamite les codes du film de guerre traditionnel. En effet, la mise en scène de Barry Levinson capture avec brio l’énergie chaotique de la radio militaire face à la réalité brutale du conflit vietnamien. Par ailleurs, le contraste entre les séquences humoristiques survoltées et la noirceur sous-jacente de la censure militaire apporte une profondeur émotionnelle saisissante au récit. Bien que le film repose énormément sur le génie comique de son acteur principal, il n’en oublie pas de dénoncer l’absurdité de la guerre avec une intelligence rare. Finalement, c’est une œuvre humaniste et vibrante qui, portée par une bande originale mémorable, reste l’un des sommets de la carrière de Williams.
👉 Lire la critique de GOOD MORNING, VIETNAM

Richard Dreyfuss et Emilio Estevez observant cachés sous le lit.

STAKEOUT (1987) ★★★★☆
Cette comédie policière s’impose comme une référence du genre grâce à l’alchimie parfaite entre Richard Dreyfuss et Emilio Estevez lors d’une planque mouvementée. En effet, la mise en scène nerveuse de John Badham équilibre avec brio les séquences de tension pure et les moments de comédie irrésistibles. Par ailleurs, le scénario s’appuie sur des dialogues ciselés et des rebondissements astucieux qui maintiennent l’intérêt constant du spectateur tout au long de l’enquête. Bien que la romance vienne parfois ralentir le rythme effréné du récit, la solidité de l’interprétation globale permet de passer outre ces quelques longueurs narratives. Finalement, c’est un divertissement de haut vol qui parvient à renouveler les codes du film de binôme avec une fraîcheur et une énergie communicatives.
👉 Lire la critique de STAKEOUT

Patrick Swayze et Jennifer Grey réalisant le porté final dans Dirty Dancing.

DIRTY DANCING (1987) ★★★★✮
Ce drame romantique s’est imposé comme un phénomène planétaire grâce à l’alchimie volcanique entre Jennifer Grey et un Patrick Swayze au sommet de son charisme. En effet, la mise en scène capture avec une sensualité rare l’émancipation d’une jeune femme à travers l’apprentissage de la danse dans une Amérique encore conservatrice. Par ailleurs, la bande originale iconique et les chorégraphies électriques insufflent une énergie vitale qui transcende les codes habituels de la comédie sentimentale. Bien que le scénario puisse paraître conventionnel au premier abord, le film aborde avec une justesse surprenante des thématiques sociales et personnelles encore pertinentes aujourd’hui. Finalement, c’est un chef-d’œuvre de rythme et d’émotion qui prouve que le cinéma de divertissement peut aussi atteindre une forme de perfection narrative et esthétique. 👉 Lire la critique de DIRTY DANCING

Donald Pleasence devant un cylindre de liquide vert bouillonnant dans une église sombre.

PRINCE OF DARKNESS (1987) ★★★✮☆
John Carpenter signe une œuvre d’une noirceur absolue où la science et la religion se percutent pour affronter une menace ancestrale. En effet, la mise en scène claustrophobique et l’ambiance sonore lancinante parviennent à instaurer une tension psychologique qui ne faiblit jamais jusqu’au dénouement. Par ailleurs, l’utilisation ingénieuse des décors limités renforce ce sentiment d’inéluctabilité face à un mal absolu qui dépasse l’entendement humain. Bien que le film souffre de quelques contraintes budgétaires visibles, la force des concepts abordés et l’efficacité des effets visuels organiques compensent largement ces faiblesses techniques. Finalement, c’est un huis clos horrifique vénéneux et sous-estimé qui demeure l’une des incursions les plus fascinantes du cinéaste dans l’épouvante métaphysique.
👉 Lire la critique de PRINCE OF DARKNESS

Kevin Costner en uniforme d'officier de marine, l'air inquiet, dans les couloirs du Pentagone.

NO WAY OUT (1987) ★★★★✮
Roger Donaldson signe un thriller d’espionnage magistral au cœur du Pentagone, porté par un Kevin Costner au sommet de son jeu. En effet, la mise en scène maintient une tension étouffante à travers une course contre la montre haletante où chaque fausse piste renforce l’immersion du spectateur. Par ailleurs, l’alchimie entre les acteurs et la précision de l’intrigue politique confèrent au récit une crédibilité et une force dramatique rarement atteintes dans le genre. Bien que le film respecte les codes du polar de la Guerre froide, il culmine lors d’un dénouement absolument imprévisible qui bouleverse totalement la perspective de l’œuvre. Finalement, c’est un sommet de suspense psychologique, une pièce d’orfèvrerie narrative dont le twist final reste l’un des plus marquants de l’histoire du cinéma.
👉 Lire la critique de NO WAY OUT

Gros plan sur Pinhead, le leader des Cénobites, avec ses clous plantés dans le crâne.

HELLRAISER (1987) ★★★★✮
Clive Barker révolutionne le cinéma d’épouvante avec ce premier long-métrage audacieux qui explore les frontières troubles entre plaisir charnel et douleur absolue. En effet, la mise en scène viscérale et les effets spéciaux organiques de Bob Keen confèrent au film une identité visuelle unique et profondément dérangeante. Par ailleurs, l’introduction de Pinhead et des Cénobites apporte une dimension métaphysique et fétichiste qui rompt radicalement avec les codes du slasher traditionnel de l’époque. Bien que le budget limité soit parfois perceptible dans certains décors, la force du scénario et la noirceur de l’ambiance maintiennent une tension psychologique d’une rare intensité. Finalement, c’est un chef-d’œuvre vénéneux, une œuvre fondatrice qui a redéfini l’horreur moderne par sa maturité et son esthétique cauchemardesque inoubliable.
👉 Lire la critique de HELLRAISER

Robert Englund en Freddy Krueger menaçant un adolescent dans un décor onirique sombre.

A NIGHTMARE ON ELM STREET 3: DREAM WARRIORS (1987) ★★★★☆
Wes Craven revient au scénario pour cet opus salvateur qui redéfinit la mythologie de Freddy Krueger en introduisant une dimension fantastique inventive. En effet, la mise en scène créative de Chuck Russell s’appuie sur des effets spéciaux magistraux pour donner vie aux cauchemars les plus surréalistes de la franchise. Par ailleurs, l’idée de transformer les victimes en « guerriers du rêve » insuffle une dynamique de groupe inédite et particulièrement efficace au sein du récit. Bien que l’humour noir de Freddy commence à poindre, le film conserve une noirceur et une tension dramatique qui faisaient cruellement défaut au deuxième volet. Finalement, c’est sans doute la meilleure suite de la saga, une œuvre généreuse en imagination qui confirme le statut d’icône absolue du croque-mitaine aux griffes d’acier.
👉 Lire la critique de DREAM WARRIORS

Le soldat Baleine (Vincent D'Onofrio) le regard fou tenant son fusil dans les latrines.

FULL METAL JACKET (1987) ★★★★✮
Stanley Kubrick livre une vision glaciale et symétrique de la guerre du Vietnam, découpée en deux actes d’une puissance psychologique dévastatrice. En effet, la mise en scène millimétrée du cinéaste transforme d’abord l’entraînement militaire en un processus de destruction de l’identité humaine absolument terrifiant. Par ailleurs, la plongée dans les ruines de Hué expose avec une froideur clinique l’absurdité du combat et l’aliénation définitive des jeunes soldats envoyés au front. Bien que le film refuse tout sentimentalisme héroïque, l’impact viscéral des dialogues et de l’interprétation reste gravé durablement dans la mémoire du spectateur. Finalement, c’est un chef-d’œuvre d’une intelligence rare qui, loin des clichés du genre, interroge avec une précision chirurgicale la dualité de l’âme humaine face à la barbarie.
👉 Lire la critique de FULL METAL JACKET

Jean-Claude Van Damme en position de combat, les mains bandées de verre pilé dans Kickboxer.

KICKBOXER (1989) ★★★★✮
Jean-Claude Van Damme signe l’un de ses rôles les plus emblématiques dans ce récit de vengeance implacable au cœur de la Thaïlande. En effet, la mise en scène sublime des entraînements traditionnels et des combats d’une brutalité rare pour l’époque a marqué durablement le cinéma d’arts martiaux. Par ailleurs, le charisme athlétique de l’acteur et l’aura terrifiante de l’antagoniste Tong Po créent une tension dramatique qui culmine lors d’un affrontement final d’anthologie. Bien que le scénario respecte les codes classiques du genre, l’efficacité de la réalisation et la sincérité du jeu de Van Damme emportent l’adhésion totale du spectateur. Finalement, c’est un pilier du film de combat qui demeure une référence absolue pour sa chorégraphie et son énergie brute.
👉 Lire la critique de KICKBOXER

Jean-Claude Van Damme en garde lors d'un combat de rue dans le film Lionheart.

LIONHEART (1990) ★★★★☆
Jean-Claude Van Damme confirme son statut de star du cinéma d’action dans ce récit de combats clandestins porté par une quête familiale touchante. En effet, la mise en scène met particulièrement bien en valeur les capacités athlétiques de l’acteur lors d’affrontements brutaux et variés dans les bas-fonds de Los Angeles. Par ailleurs, le film bénéficie d’une galerie de seconds rôles mémorables et d’une ambiance urbaine poisseuse qui renforce l’aspect dramatique de cette remontée vers la rédemption. Bien que le scénario emprunte des raccourcis émotionnels classiques, l’efficacité des chorégraphies et le charisme naturel de JCVD assurent un spectacle de haute volée. Finalement, c’est un classique indémodable du genre qui allie avec succès la puissance des coups de pied retournés à une sincérité narrative désarmante. 👉 Lire la critique de LIONHEART

Robert Duvall en prédicateur charismatique, prêchant avec ferveur dans une petite église de Louisiane.

THE APOSTLE (LE PRÉDICATEUR) [1997] ★★★★✮
Robert Duvall livre une performance monumentale dans ce drame viscéral qu’il a lui-même écrit et réalisé, explorant les zones grises de la chute et de la rédemption. En effet, son incarnation d’un prédicateur charismatique mais violent évite tout manichéisme pour se concentrer sur l’humanité profonde et faillible d’un homme en quête de sens. Par ailleurs, la mise en scène, d’une sobriété exemplaire, laisse toute la place à un jeu d’acteur habité qui refuse les effets de manche faciles. Bien que le rythme soit volontairement lent, la tension psychologique et la puissance des dialogues maintiennent une emprise constante sur le spectateur jusqu’au dénouement. Finalement, c’est une œuvre habitée, un projet de passion qui rappelle que Duvall n’est pas seulement un second rôle de luxe, mais un immense conteur d’histoires.
👉 Lire la critique de THE APOSTLE

Jon Bernthal en Frank Castle, visage ensanglanté, regard déterminé dans The Punisher saison 2.

THE PUNISHER – SAISON 2 (2019) ★★★✮☆
Frank Castle revient pour une seconde salve d’épisodes où la psychologie du traumatisme se mêle à une action d’une sauvagerie rare. En effet, la mise en scène brute et sans concession souligne parfaitement la dérive vengeresse d’un anti-héros hanté par ses propres démons intérieurs. Par ailleurs, Jon Bernthal livre une performance physique et émotionnelle d’une intensité folle, portant littéralement la série sur ses épaules lors des séquences de combat les plus marquantes. Bien que le rythme subisse quelques ralentissements narratifs inhérents au format de treize épisodes, la tension globale et la noirceur du récit maintiennent une emprise constante sur le spectateur. Finalement, c’est une conclusion solide et sanglante qui confirme que le Punisher reste l’une des figures les plus complexes et fascinantes de l’univers Marvel.
👉 Lire la critique de THE PUNISHER – SAISON 2

Affiche originale du film Psychose (1960) d'Alfred Hitchcock avec Janet Leigh en lingerie, Anthony Perkins, Vera Miles et John Gavin, design iconique en couleurs bleu et jaune avec fond noir

PSYCHO (1960) ★★★★★
Alfred Hitchcock redéfinit les codes de la terreur avec ce thriller psychologique révolutionnaire qui a donné naissance au slasher moderne. En effet, la mise en scène chirurgicale et le découpage de la célèbre scène de la douche restent des modèles de tension et d’efficacité visuelle absolue. Par ailleurs, l’interprétation habitée d’Anthony Perkins en Norman Bates confère au film une dimension tragique et dérangeante qui hante encore le cinéma contemporain. Bien que le film ait été imité à maintes reprises, aucune version n’a réussi à égaler la force de son atmosphère poisseuse et son audace narrative initiale. Finalement, c’est un chef-d’œuvre immortel, une leçon de cinéma totale qui prouve que le véritable effroi réside dans la suggestion et la maîtrise du cadre.
👉 Lire la critique de PSYCHO

L'ère des colosses : Stallone vs Schwarzenegger

DOSSIER ACTION HEROES – PART. 1 : L’ÈRE DES GÉANTS
Ce premier volet d’une analyse de fond nous plonge dans la rivalité légendaire entre Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger, les deux piliers qui ont redéfini le cinéma d’action des années 80. En effet, ce dossier décortique comment ces icônes ont façonné une esthétique de la puissance physique tout en devenant des symboles culturels planétaires. Par ailleurs, l’article explore les nuances entre le héros prolétaire incarné par Stallone et la machine de guerre quasi surhumaine représentée par Schwarzenegger. Bien que leurs parcours soient différents, leur domination conjointe sur le box-office a instauré des standards de mise en scène et de marketing encore visibles aujourd’hui. Finalement, c’est une rétrospective indispensable pour comprendre comment le muscle est devenu le moteur principal du divertissement hollywoodien durant cette décennie bénie.
👉 Découvrir le DOSSIER ACTION HEROES – PART. 1

Le crime de la photocopie

CINÉMA : L’ARNAQUE DU REMAKE – LE CAS PSYCHO (1998)
Cette analyse sans complaisance décortique l’échec artistique du remake de Gus Van Sant, copie conforme et pourtant vide du monument d’Hitchcock. En effet, ce dossier explore comment la reproduction plan par plan d’un chef-d’œuvre annihile toute tension et souligne l’absurdité d’une démarche purement commerciale. Par ailleurs, l’article met en lumière l’absence de vision de cette relecture qui, malgré un casting prestigieux, échoue à retrouver la force viscérale de l’original en noir et blanc. Bien que l’expérience formelle soit curieuse, elle prouve surtout que le génie de la mise en scène ne réside pas dans la technique pure, mais dans l’intention et le rythme. Finalement, c’est une réflexion indispensable sur la tendance hollywoodienne au recyclage paresseux et sur la nécessité de respecter l’intégrité des classiques du patrimoine.
👉 Lire le DOSSIER : L’ARNAQUE DU REMAKE

Portrait de Pinhead, le prêtre de l'enfer de Hellraiser, tenant la boîte de Lament, style esthétique cuir et acier, icône horreur Clive Barker.

DOSSIER : PINHEAD – L’ARCHITECTE DE LA DOULEUR
Ce dossier complet explore l’univers sombre et charnel de Pinhead, l’icône indissociable de la saga Hellraiser imaginée par Clive Barker. En effet, l’article décortique comment cette figure singulière a révolutionné l’horreur moderne en mêlant souffrance, plaisir et métaphysique au sein d’une esthétique fétichiste marquante. Par ailleurs, l’analyse revient sur l’évolution du personnage à travers les différents opus, soulignant l’interprétation magistrale de Doug Bradley qui a su donner une âme à ce cénobite terrifiant. Bien que la franchise ait connu des hauts et des bas qualitatifs, l’impact culturel de Pinhead demeure intact grâce à une mythologie riche et une mise en scène audacieuse. Finalement, c’est une plongée fascinante dans les méandres du plaisir interdit, un hommage nécessaire à l’un des monstres les plus sophistiqués et troublants du septième art.
👉 Découvrir le DOSSIER : PINHEAD

Illustration de Freddy Krueger en gros plan avec son gant à griffes devant la maison d'Elm Street de nuit.

DOSSIER : FREDDY KRUEGER – LE MAÎTRE DES CAUCHEMARS
Ce dossier complet revient sur le parcours sanglant de Freddy Krueger, l’icône indissociable de la saga A Nightmare on Elm Street créée par Wes Craven. En effet, l’article analyse comment ce croque-mitaine sarcastique a révolutionné l’horreur en déplaçant la menace du monde réel vers le terrain glissant et surréaliste des rêves. Par ailleurs, cette rétrospective souligne l’importance de l’interprétation habitée de Robert Englund, dont le charisme a transformé un tueur d’enfants en une véritable icône de la culture populaire. Bien que la franchise ait exploré des tons de plus en plus fantaisistes au fil des suites, l’impact viscéral du premier opus demeure une référence inégalée en matière de terreur psychologique. Finalement, c’est une plongée fascinante dans les méandres d’une mythologie horrifique unique, un hommage nécessaire à celui qui a hanté les nuits de toute une génération de cinéphiles.
👉 Découvrir le DOSSIER : FREDDY KRUEGER

Vingt-trois articles. Autant dire que ce numéro 8 ne fait pas dans la dentelle. On a balayé quarante ans de cinéma, des tranchées de Kubrick aux cauchemars de Barker, sans jamais baisser la garde. Si ce tour d’horizon prouve une chose, c’est que le talent ne s’improvise pas : il s’écrit dans la sueur d’un entraînement militaire, dans la précision d’un montage chirurgical ou dans l’alchimie d’un duo qui fonctionne.

Pendant que certains s’extasient sur le dernier drame social parisien filmé avec les pieds, on a préféré se perdre dans les couloirs du Pentagone avec Costner ou affronter la métaphysique de Carpenter. Le cinéma est une expérience totale, un choc qui doit laisser des traces, que ce soit par un twist final bien senti ou par la brutalité d’un affrontement clandestin.

On range les griffes de Freddy et les haltères de Stallone pour cette semaine, mais ne vous reposez pas trop sur vos lauriers. La suite se prépare déjà dans l’ombre, entre les ombres d’un maître du suspense et la suite de notre épopée parmi les géants du muscle.

Restez exigeants. Le cinéma moyen ne mérite pas votre temps.

Laurence & Olivier – CritiKs MoviZ
Février 2026


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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