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COLD STORAGE (2026) ★★★✮☆

Temps de lecture : 3 minutes
Georgina Campbell et Joe Keery face à une menace fongique dans un couloir sombre du film Cold Storage.
Quand le ménage de printemps tourne au cauchemar biologique.

Le champignon qui ne se prenait pas pour une truffe…

Un divertissement réjouissant qui embrasse pleinement son statut de série B sans jamais s’excuser d’exister. C’est gore, c’est rythmé, et ça possède cette « âme » artisanale qui manque cruellement aux productions aseptisées du cinéma français actuel. Découvrons à travers cette critique de Cold Storage (2026) l’efficacité d’un huis clos biologique qui mise tout sur son inventivité visuelle.
Note : 3.5/5

Lorsqu’un parasite fongique hautement mutagène, jadis enterré par l’armée, s’échappe d’un centre de stockage frigorifique en plein milieu de nulle part, le sort de l’humanité repose sur deux employés de nuit malchanceux et un agent retraité. Entre humour noir et horreur organique, la course contre la montre commence avant que la « peste rose » ne recouvre la planète entière.

L’atout maître, c’est l’équilibre tonal. Cold Storage (2026) ne cherche pas à réinventer la roue de la SF, mais il la fait tourner avec une énergie communicative. Les effets pratiques sont succulents pour tout amateur de « body horror » : ça suinte, ça éclate, et l’aspect visuel du parasite évite les pièges du tout-numérique dégueulasse. On sent la patte de David Koepp qui, bien que simplifiant son propre roman, garde un sens du rythme impeccable.

Georgina Campbell et Joe Keery dans Cold Storage (2026)

Le scénario reste sur des rails ultra-balisés. Si l’on apprécie la simplicité, on regrette que certains personnages secondaires servent uniquement de chair à canon sans aucune épaisseur. Quelques facilités scénaristiques dans le dernier acte empêchent le film de se hisser au niveau des classiques du genre comme The Thing (1982). C’est efficace, mais prévisible.

Jonny Campbell livre une copie propre, utilisant l’espace confiné du complexe avec une certaine science de la claustrophobie. Côté casting, le duo Georgina Campbell et Joe Keery fonctionne à merveille, apportant une dose de sympathie indispensable. Liam Neeson, en vieux briscard, fait du Liam Neeson, mais son autorité naturelle apporte le poids nécessaire à cette apocalypse miniature.

  • David Koepp a écrit le scénario en parallèle de la production de Jurassic Koepp, prouvant qu’il reste le roi du divertissement efficace.
  • Le design du champignon a été inspiré par le Cordyceps réel, mais avec une palette de couleurs saturées pour accentuer l’aspect « comic book » du film.

Idéal pour une soirée entre potes amateurs de sensations fortes et de second degré. Il s’inscrit parfaitement dans la lignée des films de monstres des années 80, version mise à jour.

Le film interroge, sous ses airs de farce gore, notre capacité à gérer les déchets biologiques du passé. Sommes-nous condamnés à être rattrapés par ce que nous avons tenté de « congeler » ? Ce retour au gore artisanal vous a-t-il convaincu ?
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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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