Dossier

SHINING : le film-puzzle

Temps de lecture : 3 minutes
Collage énigmatique de The Shining comme film-puzzle : photo vintage du July 4th Ball 1921 avec Jack Torrance, pull Apollo 11 taché de sang, hache ensanglantée, boîtes Calumet, tapis géométrique et papiers froissés, symbolisant les théories cachées et messages subliminaux de Stanley Kubrick.
Le Shining comme puzzle infini : du pull Apollo 11 au bal de 1921, en passant par la hache et Calumet – un collage sanglant des énigmes kubrickiennes qui hantent l’Overlook.

Quarante ans après, on cherche encore le mode d’emploi. The Shining (1980) est sans doute l’œuvre la plus disséquée de l’histoire du cinéma, au point d’avoir généré des théories confinant parfois à la paranoïa pure. Documentaire à l’appui (Room 237), les exégètes du dimanche et les universitaires s’écharpent sur le sens caché de chaque boîte de conserve. Explorons ce labyrinthe de l’esprit.

C’est la théorie la plus solide, celle qui s’appuie sur des faits visuels indiscutables. L’Overlook est bâti sur un cimetière indien, et Stanley Kubrick multiplie les indices : les motifs amérindiens omniprésents sur les textiles, les boîtes de conserve de levure « Calumet » (le calumet de la paix) placées stratégiquement derrière les personnages, ou encore les références de Jack à « l’éthique du pionnier« . Le film serait ainsi une métaphore sanglante de la fondation de l’Amérique, bâtie sur le massacre des autochtones.

C’est la théorie préférée des complotistes, mais elle est fascinante par sa précision technique. Selon certains, Stanley Kubrick aurait filmé l’alunissage de 1969 pour la NASA et The Shining serait son acte de confession. Les preuves avancées ? Le pull « Apollo 11 » tricoté de Danny, la chambre 237 (la distance Terre-Lune étant d’environ 237 000 miles, selon une approximation de l’époque), ou encore les motifs du tapis évoquant les rampes de lancement. Un délire ? Peut-être, mais Stanley Kubrick aimait trop les détails pour que ce soit un pur hasard.

La photo finale est le véritable choc du film. On y voit Jack Torrance, tout sourire, lors d’un bal en 1921. Cette image pulvérise toute logique linéaire. Est-ce une réincarnation ? Jack a-t-il toujours été le gardien, comme le lui suggère Grady dans les toilettes ? Cette clé de voûte suggère que l’Overlook n’est pas un lieu géographique, mais un vortex temporel où les âmes sont condamnées à répéter les mêmes cycles de violence pour l’éternité.

Jack Nicholson dans The Shining (1980)
Jack Nicholson dans The Shining (1980)


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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