
Février, le mois le plus court de l’année, mais sans doute l’un des plus prestigieux sur CritiKs MoviZ. Si nous avons passé beaucoup de temps dans les entrailles de l’année 1988, ce mois a surtout été marqué par le retour aux sources, là où le suspense et l’horreur ont trouvé leurs lettres de noblesse.
Entre l’exploration organique de notre dossier Body-Horror et la redécouverte de chefs-d’œuvre absolus, ce mois de février a été une véritable leçon de mise en scène.
Bilan du mois
Au cours de février 2026, le niveau a été stratosphérique. Si le cru 1988 nous a offert des pépites à 4,5 étoiles comme They Live ou Mississippi Burning, deux monuments ont surclassé la concurrence en décrochant la note ultime.
Les films plébiscités ce mois-ci sont :
Quand on aligne de tels noms, le choix du vainqueur devient presque une question de philosophie cinématographique.
Le choix du Film du Mois
Après délibération, une évidence s’est imposée.
Pour sa capacité à avoir traumatisé des générations de baigneurs et pour avoir inventé le concept même de blockbuster estival avec une maestria technique inégalée, JAWS s’est naturellement hissé au rang de Film du Mois – Février 2026.
Steven Spielberg, alors jeune prodige, signait avec Jaws (Les Dents de la Mer) bien plus qu’un film de monstre. C’est un exercice de style pur, où l’absence de la créature à l’écran — dictée par des problèmes techniques — devient sa plus grande force dramaturgique. La caméra subjective au ras de l’eau, le montage métronomique et la partition viscérale de John Williams créent une terreur primale qui ne faiblit jamais.
La force du film réside aussi dans son trio d’acteurs. La dynamique entre Brody, Hooper et Quint apporte une épaisseur humaine rare dans ce type de production. C’est un cinéma organique, physique, où chaque goutte de sueur et chaque planche de l’Orca semble réelle, loin des artifices numériques qui polluent le cinéma actuel.
Mais c’est surtout dans sa perfection formelle que le film triomphe. Choisir Jaws, c’est rappeler qu’en 1975, Steven Spielberg a redéfini les règles du jeu en mêlant art et grand public. C’est le sommet du cinéma de genre, une œuvre que l’on étudie encore aujourd’hui et qui n’a pas pris une seule ride.
Conclusion
Février 2026 restera comme le mois des géants. Revoir Psycho et Jaws à quelques jours d’intervalle, c’est se prendre une leçon de cinéma qui remet bien des choses en place.
Parmi ces sommets, Jaws s’impose comme une évidence pour clore ce mois : une machine de guerre cinématographique, aussi impitoyable que son prédateur, mais surtout animée d’une passion pour le récit qui manque cruellement aujourd’hui.
Un film à revoir, de préférence loin des plages, pour savourer le génie pur de Steven Spielberg.
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