
Hong Kong. Une péninsule de béton, de néons et de sueur qui, pendant trois décennies, a été le cœur battant du cinéma mondial. Oubliez les leçons de morale du cinéma français récent ou le formatage aseptisé des blockbusters américains actuels : ici, le cinéma se faisait à l’instinct, dans l’urgence et avec une virtuosité technique insolente. Faisons ensemble un tour d’horizon des maîtres du cinéma hongkongais.
Sur CritiKs MoviZ, nous avons décidé de rendre hommage aux cinq architectes qui ont bâti la légende de l’ex-colonie britannique. De l’opéra sanglant de John Woo à la mélancolie électrique de Wong Kar-wai, voici les portraits de ceux qui ont réinventé le septième art.
Le maître du « Heroic Bloodshed« . Il a transformé la fusillade en ballet et les triades en chevaliers modernes. Sans ses colombes et ses doubles flingues, le cinéma d’action moderne n’existerait tout simplement pas.
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L’homme aux lunettes noires a filmé les cœurs brisés et le temps qui passe comme personne. Un esthète absolu qui a prouvé que Hong Kong pouvait être aussi sensuelle que brutale.
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Producteur démiurge et réalisateur visionnaire, il est l’ouragan qui a modernisé le film de sabre et repoussé les limites des effets spéciaux. Son cinéma ne se regarde pas, il se subit.
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Le patron de la Milkyway Image. Chez lui, le crime est une question de géométrie et d’attente. Il est le dernier gardien du temple d’un cinéma urbain, chic et fataliste.
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Le cinéaste du réalisme brut et de la tôle froissée. Pas d’esbroufe, juste la violence sèche des rues de Kowloon. Il est celui qui a insufflé une noirceur sociale indélébile au polar.
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