
Pourquoi ouvrir une catégorie dédiée au Folk Horror aujourd’hui sur CritiKs MoviZ ? La question mérite d’être posée, tant le genre semble parfois confiné aux brumes du passé britannique. Pourtant, comme nous l’avons fait pour la Dystopie ou la Vengeance, il nous a semblé crucial de structurer cet espace pour explorer une peur plus primitive, plus organique.
Le retour au limon
Le Folk Horror ne se résume pas à quelques rituels paysans filmés en 35mm. En effet, c’est un genre qui interroge notre rapport viscéral à la terre, à la transmission et à ce qui survit dans l’ombre des traditions. Par ailleurs, à une époque saturée de technologies froides, ce cinéma nous ramène à la boue, au sang et aux pierres levées. C’est un contrepoint nécessaire à l’horreur urbaine ou technologique.
Une géographie du mal universelle
Bien que les racines du genre soient profondément ancrées dans le sol anglais des années 70, nous refusons de l’y enfermer. Notre nouvelle catégorie embrasse une vision mondiale. Du chamanisme fiévreux du cinéma coréen — pilier de notre ligne éditoriale — aux contes impies du folklore européen, le principe reste identique : l’homme qui oublie ses racines finit toujours par être dévoré par elles.
Exigence et atmosphère
Créer cette section, c’est aussi réaffirmer notre amour pour une mise en scène qui prend son temps. Le Folk Horror exige une patience, un travail sur le son et une psychogéographie que le cinéma de consommation rapide ignore. Bien que le rythme puisse déconcerter les amateurs de jumpscares faciles, c’est ici que se cachent les œuvres les plus durables et les plus troublantes. Finalement, cette catégorie est une invitation à ralentir pour mieux ressentir le malaise qui grimpe le long de l’échine.
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