
Un mois de septembre placé sous le signe des sommets formels et des réévaluations sans concession. En effet, face à une actualité trustée par des annonces de suites opportunistes comme PRACTICAL MAGIC 2 (2026), le salut est venu des œuvres qui ont encore quelque chose à raconter par l’image, la tension et le découpage chirurgical.
Le podium du mois
Film du mois : Difficile de départager deux propositions aussi monumentales. D’un côté, la paranoïa acoustique absolue de Francis Ford Coppola avec THE CONVERSATION (1974) (★★★★★) ; de l’autre, la noirceur urbaine implacable de Christopher Nolan dans THE DARK KNIGHT (2008) (★★★★★).
Deux leçons de mise en scène qui écrasent sans peine le tout-venant contemporain, talonnées de très près par la rigueur de John Ford sur THE SEARCHERS (1956) (★★★★½), l’élégance racée de SKYFALL (2012) (★★★★½), le culte décontracté de THE BIG LEBOWSKI (1998) (★★★★½) et l’architecture mentale de INCEPTION (2010) (★★★★½).
Bonne surprise : GODZILLA MINUS ONE (2023). Takashi Yamazaki a prouvé avec éclat qu’un blockbuster à budget mesuré peut donner une leçon monumentale de dramaturgie et d’impact viscéral aux usines hollywoodiennes en panne sèche d’idées.
Déception / Naufrage : GREAT WHITE WATERS (2025). Anthony C. Ferrante livre un fond de tiroir indigeste, bâclé et sans âme. Bien que l’on sache à quoi s’attendre avec ce genre de commande opportuniste, le vide créatif sidère encore.
Séance de rattrapage
Par ailleurs, si vous avez manqué les publications récentes sur le blog, voici les textes essentiels à rattraper d’urgence :
- THE CONVERSATION (1974) : Le chef-d’œuvre de la paranoïa décortiqué au scalpel.
- NO ESCAPE (1994) : La série B d’action carcérale musclée portée par Ray Liotta (un coup d’œil bienvenu sur l’année 1994).
- DOSSIER : LE DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE : Immersion au cœur de ceux qui sculptent la lumière et l’identité visuelle d’un film.
L’œil sur le mois prochain
Pour octobre, le rythme ne faiblira pas. Au programme : poursuite de nos grands cycles rétrospectifs, nouveaux dossiers thématiques en gestation et radar braqué sur les sorties chaudes, entre blockbusters d’envergure et perles asiatiques à ne pas rater. Finalement, le cinéma se vit les yeux grands ouverts et sans filtre.
Et vous, quels ont été vos coups de cœur et vos pires déceptions ce mois-ci ?
La parole est à vous dans les commentaires !
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