
Le cinéma de genre français perd l’une de ses figures les plus magnétiques. Nadia Farès nous a quittés ce 17 avril 2026, s’éteignant à l’âge de 52 ans. Actrice intense et solaire, elle aura marqué de son empreinte une période charnière où le polar et le thriller hexagonal cherchaient à rivaliser avec l’efficacité hollywoodienne.
L’icône du thriller musclé
Révélée au grand public par son rôle de flic tenace dans Les Rivières pourpres (2000) de Mathieu Kassovitz, elle y imposait une présence physique rare. En effet, face à Jean Reno, elle ne jouait pas les faire-valoir, mais apportait une épaisseur psychologique et une énergie brute à un cinéma français qui en manquait cruellement.
Le choc « Nid de Guêpes »
Pour nous, sur CritiKs MoviZ, sa prestation la plus mémorable restera sans doute celle de Laborie dans Nid de guêpes (2002) de Florent-Emilio Siri. Dans ce huis clos d’action survitaminé — véritable hommage au Assaut de John Carpenter — elle incarnait une agente d’élite transportant un chef de la mafia. Bien que le film soit une démonstration de force technique, c’est son regard d’acier sous la pression qui ancrait le récit dans le réel.
L’empreinte
Par ailleurs, Nadia Farès a su exporter son talent outre-Atlantique, tournant notamment aux côtés de Jet Li dans War (2007). Elle faisait partie de ces actrices « badass » avant l’heure, capables de porter un holster aussi naturellement qu’un rôle de composition dramatique. Finalement, sa disparition laisse un goût amer : celui d’une carrière qui aurait mérité encore bien des rôles à la hauteur de son tempérament de feu.
En savoir plus sur CritiKs MoviZ
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
Discussion
Pas encore de commentaire.