Aventure, Comédie, Science fiction

BACK TO THE FUTURE PART. II (1989) ★★★★✮

Temps de lecture : 5 minutes
Marty McFly sur son hoverboard rose poursuivi par Biff Tannen dans le futur de 2015.
L’hoverboard : le rêve de toute une génération, né du génie de Robert Zemeckis et d’ILM.

BACK TO THE FUTURE II : Vertige temporel total…

Robert Zemeckis s’offre un plaisir de savant fou en triturant la ligne temporelle jusqu’à la rupture. C’est une suite labyrinthique, parfois épuisante, mais d’une générosité technique qui renvoie le cinéma d’aventure actuel à ses chères études. Découvrons à travers cette critique de Back to the Future Part II (1989) comment ce second opus a redéfini les règles de la suite cinématographique.

À peine revenu de ses aventures de 1955, Marty McFly voit le Doc surgir du futur. Direction 2015 pour sauver sa descendance d’un désastre imminent. Mais en modifiant le futur, ils altèrent par mégarde le présent, transformant Hill Valley en un enfer contrôlé par Biff Tannen. Pour rétablir l’ordre, Marty doit retourner au cœur des événements du premier film sans croiser son propre double.

Notre avis sur BACK TO THE FUTURE PART II1

Notre avis sur Back to the Future Part II (1989) a toujours été teinté d’une fascination pour son audace narrative. Là où beaucoup de suites se contentent de bégayer, celle-ci déconstruit le premier volet de l’intérieur. C’est un film qui demande une attention constante, une œuvre « méta » avant l’heure qui s’amuse des paradoxes temporels avec une jubilation communicative, tout en conservant l’énergie brute du divertissement de la fin des années 80.

Christopher Lloyd et ichael J. Fox dans Back to the Future Part II (1989)
Christopher Lloyd et Michael J. Fox dans Back to the Future Part II (1989)

Le film brille par sa structure en poupées russes. La partie se déroulant en 2015 est un festival d’inventivité visuelle (l’hoverboard, les chaussures auto-laçantes) qui a marqué l’inconscient collectif. Mais c’est le retour en 1955 qui impressionne le plus : Robert Zemeckis réalise une prouesse technique et scénaristique en filmant « entre les plans » du premier film. L’utilisation du système VistaGlide permet des interactions inédites entre plusieurs versions des mêmes personnages à l’écran, une révolution pour l’époque orchestrée par ILM. La densité du scénario de Bob Gale transforme une simple comédie de SF en un puzzle vertigineux sur la causalité.

On ne va pas se mentir, le film est parfois surchargé. À vouloir jongler avec trois époques et des doubles à chaque coin de rue, l’intrigue frôle par moments la confusion pure. L’absence de Crispin Glover (George McFly) se fait sentir, et les maquillages de vieillissement de certains acteurs, bien que pionniers, accusent parfois le coup sous l’éclairage cru de la réalisation. C’est un film moins « parfait » organiquement que le premier, plus mécanique et cérébral.

Robert Zemeckis prouve qu’il est le maître absolu du rythme. Sa caméra ne s’arrête jamais, utilisant la profondeur de champ pour glisser des indices temporels partout. Michael J. Fox livre une performance athlétique en incarnant Marty, son fils et sa fille, tandis que Christopher Lloyd pousse le curseur du Doc Brown vers une délicieuse instabilité mentale. Mention spéciale à Thomas F. Wilson, qui campe un Biff multi-générationnel absolument détestable et génial.

La DeLorean dans Back to the Future II (1989)
La DeLorean dans Back to the Future II (1989)

Le film a été tourné simultanément avec le troisième volet, une pratique rare à l’époque pour optimiser le budget de 40 millions de dollars. Pour les scènes où Michael J. Fox interagit avec lui-même, l’équipe utilisait des doublures comme Jeffrey Weissman, mais surtout une précision millimétrée des mouvements de caméra programmés. Quant à la musique d’Alan Silvestri, elle devient ici plus sombre, plus percutante, soulignant parfaitement le basculement vers le 1985 alternatif dystopique.

C’est le film de chevet des théoriciens du temps et des amoureux du cinéma « total ». Bien qu’il ait été jugé inférieur au premier volet par la critique à sa sortie, il a été largement réévalué depuis. Aujourd’hui, il est considéré comme l’une des meilleures suites et l’un des meilleurs films de science-fiction de tous les temps. Ce joyau s’inscrit parfaitement dans cette période bénie que j’appelle 1989 : L’ANNÉE DE L’APOTHÉOSE, tant le box-office (333 millions de dollars récoltés) et la qualité étaient au rendez-vous.

Le film interroge notre rapport au destin : le futur est-il écrit ou le façonnons-nous par nos erreurs ? La figure du vieux Biff volant la DeLorean souligne brillamment comment un seul petit changement peut corrompre toute une réalité.

Alors, pour vous, cette suite surpasse-t-elle l’original ou est-elle trop complexe pour son propre bien ? On en débat en commentaires !

  1. Avis sur Back to the Future Part II. Si vous aimez les paradoxes, jetez un œil à ma critique de TENET (2020). ↩︎


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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