Action, Crime - Policier, Thriller

DOUBLE IMPACT (1991) ★★★✮☆

Temps de lecture : 5 minutes
Jean-Claude Van Damme incarne les jumeaux Chad et Alex face à face dans le film d'action Double Impact de 1991.
Une double performance musclée pour JCVD qui a propulsé le film au sommet du box-office dès l’été 1991.

Deux JCVD pour le prix d’un, la castagne multipliée par deux : DOUBLE IMPACT (1991)

Tu voulais du grand écart facial et de la distribution de mandales ? Te voilà servi, et en double portion. Avec son concept de jumeaux que tout oppose, ce pur produit d’action des nineties frappe là où ça fait mal, sans s’embarrasser de cette psychologie lénifiante qui gangrène tant de nos drames français actuels. Découvrons à travers cette critique de Double Impact (1991) comment le « Muscles from Brussels » a réussi son pari de porter, littéralement, une œuvre entière sur ses deux paires d’épaules.
Note : 3,5/5

Séparés à la naissance après l’assassinat de leurs parents à Hong Kong, Chad et Alex, des jumeaux diamétralement opposés, se retrouvent vingt-cinq ans plus tard. L’un est un prof de karaté californien propret, l’autre un contrebandier endurci. Ils vont devoir s’unir pour venger leur famille face à la triade locale et récupérer leur héritage.

Notre avis sur Double Impact : La quintessence du bourre-pif décomplexé

Donner notre avis sur Double Impact revient à replonger dans l’âge d’or d’un cinéma martial qui assumait son statut de pur divertissement. Le film tient absolument toutes ses promesses en offrant une aventure solide, nerveuse et généreuse. L’alchimie (artificielle mais redoutablement efficace) entre les deux personnages incarnés par Jean-Claude Van Damme fonctionne à plein régime, soutenue par le travail somptueux du directeur de la photographie Richard Kline. Ce dernier parvient à magnifier les contrastes de Hong Kong, sublimant aussi bien les bas-fonds crasseux que les néons nocturnes de la ville. C’est du grand spectacle d’action-aventure rythmé qui ne triche jamais avec son public.

Jean-Claude Van Damne dans Double Impact (1991)
JCVD dans Double Impact (1991)

Les faiblesses et limites

Évidemment, si tu cherches la finesse d’un dialogue ciselé ou une introspection profonde, passe ton chemin. Le scénario tient sur un post-it, les clichés s’enchaînent avec une régularité de métronome et certains seconds rôles frôlent la caricature de cour de récréation. Les raccourcis narratifs sont parfois aussi imposants que les trapèzes des antagonistes, mais on ne regarde pas ce genre de pépite pour sa vraisemblance géopolitique.

La mise en scène / Le jeu

Sheldon Lettich emballe le tout avec une efficacité redoutable. Il sait exactement comment iconiser sa star, offrant des chorégraphies lisibles et percutantes. Jean-Claude Van Damme, de son côté, s’amuse comme un petit fou à jouer sur les deux tableaux – le minet en soie pastel et le dur à cuire gominé au cigare – et réussit l’exploit de rendre les deux frères physiquement et corporellement distincts. Face à lui, la présence terrifiante de Bolo Yeung et le charisme rugueux de Geoffrey Lewis complètent un casting testostéroné parfaitement calibré.

Le saviez-vous ?

  • Ce long-métrage, sorti le 9 août 1991 aux États-Unis, marque la troisième collaboration de Jean-Claude Van Damme avec Sheldon Lettich (scénariste de Bloodsport et réalisateur de Lionheart) et ses grandes retrouvailles avec la montagne Bolo Yeung depuis leur affrontement mythique de 1988.
  • Le public était au rendez-vous : le film s’est classé deuxième au box-office américain à sa sortie, raflant 7,5 millions de dollars le premier week-end. En seulement 11 jours, il atteignait 15,3 millions, pour finir sa carrière américaine avec un solide 30,1 millions de dollars selon Box Office Mojo.
Jean-Claude Van Damne dans Double Impact (1991)
Jean-Claude Van Damne dans Double Impact (1991)

Conclusion et recommandation

À qui s’adresse ce défouloir ? Aux nostalgiques des années 90, aux inconditionnels de la tatane bien chorégraphiée et à tous ceux qui aiment le cinéma d’action brut et sans cynisme. Double Impact est une pierre angulaire du genre qui a définitivement consolidé le statut de superstar mondiale de Jean-Claude Van Damme.

Pistes de réflexion

Faut-il voir dans cette dualité entre Chad et Alex une métaphore involontaire de la carrière de Jean-Claude Van Damme à l’époque, tiraillé entre son désir de respectabilité hollywoodienne (le Californien policé) et ses racines du cinéma d’exploitation pur et dur (le contrebandier cogneur) ? Le débat mérite d’être posé.

À vous de juger

Alors, plutôt team Chad le souple ou team Alex le brutal ? Lâche ton plus beau coup de pied retourné dans les commentaires en dessous pour me dire ce que tu as pensé de cette double dose de JCVD !


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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