
Robert Duvall (1931 – 2026)
L’un des derniers géants s’en va. De la rigueur de Tom Hagen à la folie de Kilgore, il a incarné l’excellence américaine sans jamais forcer le trait. Le cinéma perd sa boussole.
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Un amoureux des grandes plaines et un géant du Nouvel Hollywood qui s’en va.
J’ai choisi de lui adresser ma pensée à travers « Open Range ». Je pense qu’il aurait apprécié.
Merci pour cet hommage qui a… L’odeur de la victoire 😉
Publié par princecranoir | 18/02/2026, 10h21Excellent choix. Dans Open Range, Robert Duvall prouvait qu’on peut tenir un film debout rien qu’avec un regard de vieux loup de mer et une éthique de fer. On est loin des héros en carton-pâte du cinéma actuel, surtout de notre côté de l’Atlantique.
Quant à l’odeur de la victoire… disons qu’aujourd’hui, elle a surtout le goût amer d’une époque qui s’éteint. Ravi de voir qu’il reste des lecteurs qui savent encore faire la différence entre un acteur et un produit marketing.
À la tienne, l’ami.
Publié par Olivier Demangeon | 18/02/2026, 11h53C’est vrai que c’est une époque glorieuse et révolutionnaire qui s’éteint peu à peu avec Duvall, sur les cendres d’un cinéma qui cherche à se réinventer à l’heure du marketing des réseaux sociaux.
Au risque de sembler passéiste, je ne suis pas sûr d’aimer autant ce nouveau visage. Reste aujourd’hui les films aux moyens plus artisanaux (Jarmusch, Reichardt, …) et quelques grands cinéastes qui nous promettent encore des Odyssées épicées…
Publié par princecranoir | 18/02/2026, 13h36Passéiste ? Disons plutôt exigeant. On ne va pas s’excuser de préférer le grain de la pellicule aux pixels baveux des productions Marvel ou aux comédies poussives de notre cher cinéma hexagonal.
Pour l’Odyssée ‘épicée’, je vois que tu as l’œil sur Arrakis. C’est vrai que Villeneuve, comme Nolan, tente de maintenir le blockbuster sous perfusion d’intelligence. C’est du grand spectacle qui ne prend pas le spectateur pour un décérébré, ce qui devient une anomalie statistique par les temps qui courent.
Quant aux ‘moyens artisanaux‘, c’est là que bat encore le cœur du vrai cinoche, loin du bruit et de la fureur du marketing. On se console comme on peut pendant que les géants comme Duvall nous laissent les clés d’une maison qui prend l’eau.
On reste aux aguets.
Publié par Olivier Demangeon | 18/02/2026, 15h04On trouve quand même quelques exceptions. Je pense à « Sinners » sur lequel je misais pas un dollar et qui a montré des qualités remarquables.
Ceci dit, n’oublions pas que les gros films qui font des entrées aident à financer les petits qui en font moins.
Publié par princecranoir | 18/02/2026, 16h47C’est l’éternel argument du ‘ruissellement’ cinématographique… encore faut-il que les rouleaux compresseurs ne siphonnent pas tout l’espace vital des salles au passage.
Pour Sinners (2025), je te rejoins : Coogler a réussi à injecter une vraie tension et une identité visuelle là où beaucoup se seraient contentés de copier-coller une formule. C’est la preuve qu’on peut encore faire du genre avec du budget sans vendre son âme au diable du marketing. On mise sur le muscle et l’ambiance, et ça, ça se respecte.
On reste aux aguets pour les prochaines propositions de cette trempe.
Publié par Olivier Demangeon | 18/02/2026, 19h13