
Scott Adkins et James Nunn bouclent leur trilogie tactique avec une efficacité revendiquée…
Troisième et ultime volet d’une saga née en 2021, One Last Shot retrouve le tandem éprouvé Scott Adkins et James Nunn pour une mission à haute tension. Disponible en VOD et en support physique depuis le 22 septembre 2026, ce thriller d’action promet de mettre un point final explosif aux aventures du Navy SEAL Jake Harris, contraint d’affronter son ancien frère d’armes devenu terroriste.
Le Développement
L’intrigue se noue autour d’une menace intérieure : Elliot Carter (Steven Cree), ancien camarade désabusé par un pays qu’il estime avoir trahi les élites militaires, menace de prendre le contrôle du système de défense antimissile américain et d’orchestrer un attentat à la bombe sale lors du discours sur l’état de l’Union. Pour contrer cette cellule de mercenaires lourdement armés, l’Amiral Mulholland (un Dolph Lundgren qui retrouve ici toute son aura de commandement) renvoie Jake Harris sur le terrain. Le film s’appuie sur une distribution solide pour le genre, incluant Hannah Ware, Neil Linpow et le vétéran des arts martiaux Kane Kosugi dans le rôle du bras droit du méchant. Signature Films assure la production, avec Jamie Russell au scénario.
L’Angle « Critiks Moviz »
Soyons clairs : nous ne sommes pas dans la complexité narrative ou la profondeur psychologique d’un Paul Thomas Anderson, mais le cinéma de genre a ses propres règles, et One Last Shot semble les maîtriser avec une honnêteté rafraîchissante. La force de cette trilogie réside dans la symbiose évidente entre le réalisateur James Nunn et son acteur fétiche, Scott Adkins. Là où de nombreuses productions direct-to-VOD sombrent dans le chaos visuel, le montage frénétique et un design sonore boueux, les retours soulignent ici une chorégraphie des combats et des séquences de tir d’une précision chirurgicale.
L’ambition affichée de préserver une continuité spatiale dans l’action (voire de jouer avec des plans-séquences) rappelle certaines fulgurances du cinéma d’action coréen – pensons à la fluidité brutale des couloirs d’Oldboy (2003) ou à la chorégraphie de The Villainess (2017). C’est une exigence technique que l’on apprécie particulièrement, car elle respecte l’intelligence du spectateur.
La présence de Kane Kosugi n’est pas anodine et vient ancrer le film dans une lignée martiale respectueuse, tandis que Dolph Lundgren offre, comme à son habitude, une gravité bienvenue qui stabilise l’ensemble. Si le scénario reste un prétexte fonctionnel, la cohérence de la mise en scène et le rythme effréné mais parfaitement lisible transforment ce qui aurait pu être un simple nanar en une véritable masterclass tactique. C’est exactement ce que l’on demande à ce genre : de l’efficacité, une originalité dans l’exécution, et zéro temps mort.
Conclusion
Déjà disponible en VOD sur certaines plateformes et en DVD depuis le 22 septembre 2026 (avec une sortie physique au Royaume-Uni prévue le 2 octobre), One Last Shot tire sa révérence avec les honneurs. Une dernière salve qui prouve que même sans budget blockbuster, une vision claire et un respect du public peuvent suffire à faire mouche. À voir pour les amateurs de sueur, d’acier et de chorégraphies bien léchées.

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