
Pendulum : le scénariste de Black Swan Mark Heyman signe ses débuts de réalisateur sous la houlette de Darren Aronofsky
C’est une annonce qui réjouira les amateurs de thriller psychologique à l’ancienne. Mark Heyman, l’architecte du scénario oscarisé de Black Swan (2010), passe pour la première fois derrière la caméra avec Pendulum. Produit par Darren Aronofsky via sa société Protozoa Pictures, le film promet une descente aux enfers new-age, avec une sortie en salles prévue pour le 1er janvier 2027.
Les détails du projet
Le long-métrage réunit un casting aussi éclectique qu’intrigant : Joseph Gordon-Levitt et Phoebe Dynevor incarnent Patrick et Abigail, un couple en quête de guérison après un traumatisme, qui se rend dans un centre de bien-être isolé du Nouveau-Mexique. Jacki Weaver endosse le rôle de la leader énigmatique de cette communauté, tandis que Norman Reedus complète l’affiche. Le synopsis laisse entrevoir une montée progressive de la paranoïa : Patrick commence à douter des méthodes spirituelles du groupe alors que son épouse tombe sous leur emprise, laissant planer le doute entre une véritable thérapie et un piège terrifiant. Le film a d’ores et déjà été classé « R » aux États-Unis, annonçant la couleur avec des mentions de contenu violent, sanglant, ainsi que des scènes de nudité et de consommation de drogues.
L’œil de Critiks Moviz : entre héritage aronofskien et défis du premier film
C’est ici que l’attente se fait la plus forte. La collaboration entre Mark Heyman et Darren Aronofsky n’est pas anodine : elle garantit presque une approche viscérale de la détresse psychologique. Si Black Swan excellait dans la fusion entre le corps et l’image pour illustrer la folie, on est en droit d’attendre de Pendulum une direction artistique et une photographie qui exploitent l’isolement aride du désert du Nouveau-Mexique pour créer un sentiment d’étouffement.
Le vrai défi pour un premier long-métrage sera de maintenir une tension narrative crédible sans tomber dans les clichés usés du « culte maléfique » ou du film de possession déguisé. La présence de Jacki Weaver, maîtresse dans l’art de distiller l’inquiétude par un simple sourire en coin, est un excellent présage pour la qualité du jeu d’acteur. Reste à voir si la mise en scène saura traduire cette paranoïa par un travail sonore oppressant et un montage qui distille le doute, plutôt que de se réfugier dans des jump scares bon marché. L’exigence de cohérence scénaristique sera ici primordiale pour que la révélation finale ne tombe pas à plat et respecte l’intelligence du spectateur.
Prochaine étape
Pendulum débarquera dans les salles sous la bannière de Vertical Entertainment le 1er janvier 2027. En attendant la diffusion du teaser, ce projet s’inscrit d’ores et déjà dans notre radar comme l’une des sorties horreur/thriller à surveiller de très près, ne serait-ce que pour la promesse d’une ambiance soignée et d’une distribution engagée.
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