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SUPERGIRL (2026) ★★★✮☆

Temps de lecture : 4 minutes
Affiche du film Supergirl (2026), Milly Alcock en costume rouge et bleu, de face en position d'action.
Milly Alcock prête à en découdre sous les traits de Kara Zor-El.

Entre trauma intime et surenchère…

Craig Gillespie tente de réveiller le cadavre du DCU avec une approche viscérale, portée par une Milly Alcock incandescente de colère. Malheureusement, la machine hollywoodienne finit une fois de plus par écraser cette proposition singulière sous un déluge d’effets visuels assommants. Découvrons à travers cette critique du film comment le traumatisme kryptonien se heurte aux limites tenaces du blockbuster estival.

Note : 3.5/5 (★★★✮☆)

Ayant grandi sur les ruines d’Argo City avant d’échouer sur Terre, Kara Zor-El porte en elle les cicatrices d’un monde anéanti. Loin de l’optimisme solaire de son cousin, elle arpente un chemin pavé de fureur. Confrontée à une menace cosmique, la jeune femme doit canaliser sa colère pour ne pas sombrer, tout en cherchant sa place.

Notre avis sur SUPERGIRL

En effet, notre avis sur Supergirl (2026) s’articule d’abord autour de son ancrage émotionnel foudroyant. Le long-métrage délaisse l’origin story proprette et balisée pour explorer en profondeur la psychologie complexe d’une héroïne meurtrie par le syndrome du survivant.

Par ailleurs, la grande force du film réside dans sa capacité à donner une véritable consistance à son premier acte grâce à cette profondeur thématique inespérée pour le genre. L’approche est sombre, mature, et s’éloigne intelligemment du ton souvent trop léger de la franchise pour se concentrer sur une douleur brute et viscérale.

Bien que cette introduction soit brillante, le film trébuche lourdement dans son dernier tiers. La rupture de ton est brutale : l’intimité psychologique laisse soudainement place à une foire aux CGI spectaculaire mais désespérément impersonnelle. Le méchant manque cruellement de nuances, relégué au rang de simple faire-valoir numérique, et le scénario s’essouffle dans des séquences d’action beaucoup trop longues et répétitives.

Finalement, Craig Gillespie injecte son identité visuelle singulière, dépoussiérant l’esthétique kryptonienne avec une photographie stylisée qui rappelle l’énergie nerveuse de I, Tonya, avant de céder au cahier des charges de la production. Devant la caméra, Milly Alcock porte littéralement le projet sur ses épaules. Elle irradie l’écran et éclipse sans mal un Matthias Schoenaerts sous-exploité, prouvant qu’elle est la véritable révélation de ce nouvel univers.

Supergirl (Milly Alcock) fonce horizontalement, cape rouge déployée, poings en avant, dans une atmosphère de débris obscurs.
Kara Zor-El (Milly Alcock) incarne la puissance brute Kryptonienne dans ce premier aperçu viscéral.
  • Milly Alcock a suivi une préparation psychologique intense en amont du tournage afin de saisir avec justesse les mécanismes du deuil et du traumatisme.

  • La compositrice Claudia Sarne a volontairement utilisé des instruments organiques discordants pour illustrer la nature étrangère et heurtée de l’héroïne sur Terre, tranchant avec les cuivres héroïques classiques.

Supergirl plaira à ceux qui cherchent des justiciers faillibles et écorchés vifs, même s’il agacera profondément les allergiques aux troisièmes actes noyés sous les pixels. C’est une introduction inégale mais touchante, qui s’avère prometteuse pour la suite. Rejoins la chaîne WhatsApp CritiKs MoviZ : c’est gratuit, 100 % anonyme et tu reçois mes derniers verdicts ciné direct sur ton smartphone ! Si vous partagez notre avis sur Supergirl (2026) et que vous appréciez les récits de justiciers torturés, replongez dans notre critique de THE BATMAN (2022).

Est-il encore possible pour un cinéaste de conserver sa radicalité de bout en bout lorsqu’il réalise une œuvre de commande pour un grand studio hollywoodien ?

Qu’avez-vous pensé de cette approche plus viscérale du mythe kryptonien ? Partagez votre avis dans les commentaires ci-dessous.


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

2 réflexions sur “SUPERGIRL (2026) ★★★✮☆

  1. Avatar de Vampilou fait son Cinéma

    Ah, ton avis est plus enthousiaste que ce que j’ai pu lire jusqu’ici ! Il me tarde de me faire ma propre idée…

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 05/07/2026, 20h46
  2. Avatar de Rick

    Vu cette semaine. Je suis très mitigé. En soit, ce n’est pas un mauvais film. Les acteurs sont bons, c’est plutôt propre visuellement dans les effets, avec sa durée courte de 1h48 on ne s’ennuie pas. Mais ça ressemble à n’importe quel blockbuster lambda avec la touche James Gunn, qui pourtant ne fait que produire, mais qui semble pourtant parasiter le film (un peu marre de voir pour la 6ème fois ces éternels travellings au ralenti avec musique cool en fond pendant l’action). L’envie de faire voyager du film m’a aussi déçu, finalement, j’ai eu l’impression souvent d’être devant un sous Mad Max qui change ses filtres de couleurs en fonction du soleil de la planète visitée, rouge, jaune ou vert.

    Publié par Rick | 02/08/2026, 12h48

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