Comédie, Drame

THE DEVIL WEARS PRADA 2 (2026) ★★★✮☆

Temps de lecture : 5 minutes
Affiche de The Devil Wears Prada 2 avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci sur un escalier blanc.
Le quatuor de choc réuni pour une suite qui promet d’être aussi tranchante qu’une paire de stilettos.

L’AccrLa tyrannie ne se démode jamais…

Vingt ans plus tard, Miranda Priestly n’a rien perdu de sa superbe ni de son venin, mais le monde qui l’entoure a radicalement changé. David Frankel réussit le pari d’une suite qui ne se contente pas de recycler ses classiques, même si le scénario finit par s’essouffler dans les couloirs du prêt-à-penser corporate. Découvrons à travers cette critique de The Devil Wears Prada 2 (2026) comment le luxe affronte l’ère de la durabilité.
Note : 3.5/5 (★★★✮☆)

Dans un paysage médiatique dominé par l’immédiateté numérique, Miranda Priestly lutte pour maintenir l’hégémonie de Runway. Andy Sachs, désormais éditrice influente, se retrouve forcée de collaborer à nouveau avec son ancienne bourreau pour sauver un empire menacé par un rachat hostile. Emily, entre ambition et loyauté, doit naviguer dans ce triangle de fer où chaque mot est une arme.

Notre avis sur THE DEVIL WEARS PRADA 2

En effet, s’attaquer à un monument de la comédie dramatique des années 2000 était un exercice périlleux. Ce second opus, connu chez nous sous le titre Le Diable s’habille en Prada 2, s’en sort avec les honneurs grâce à une direction artistique impeccable. Le film brille par son esthétique léchée, mais il peine à masquer une structure narrative qui bégaie. Bien que le plaisir de retrouver ce trio soit immense, on sent parfois que David Frankel hésite entre l’hommage pur et une véritable déconstruction du mythe Miranda Priestly. Finalement, c’est une suite qui a du chien, mais qui manque peut-être un peu de mordant au niveau du script.

Le point fort reste sans conteste le traitement nuancé du pouvoir féminin. Le film évite le piège de la « femme d’affaires froide » pour explorer une Miranda plus introspective, confrontée à sa propre obsolescence. La mise en scène de David Frankel sublime chaque texture, transformant les bureaux de la rédaction en un véritable champ de bataille stratégique. Par ailleurs, la confrontation entre le leadership « old school » de Miranda et les nouvelles valeurs éthiques portées par Andy offre des dialogues ciselés, où le sous-texte est aussi tranchant qu’un talon aiguille.

Le bât blesse dès que le film s’éloigne de son noyau central. Les rôles secondaires, notamment ceux incarnés par Justin Theroux et Kenneth Branagh, manquent cruellement d’épaisseur, servant de simples faire-valoir à la royauté Streep/Hathaway. De plus, le rythme subit une chute de tension notable dans le second acte. Certaines sous-intrigues sur la vie privée d’Andy Sachs étirent inutilement la durée du métrage, provoquant des ruptures de ton qui nuisent à l’urgence de l’intrigue principale.

Anne Hathaway, Meryl Streep et Stanley Tucci marchant d'un pas décidé dans un couloir moderne devant une enseigne Dior.
Miranda Priestly et son état-major : le pouvoir n’attend pas.

Meryl Streep est impériale, parvenant à nuancer son personnage sans jamais le trahir. Anne Hathaway apporte une maturité bienvenue, tandis qu’Emily Blunt confirme qu’elle possède le meilleur timing comique de sa génération. La caméra de David Frankel est fluide et élégante, soutenue par la photographie luxueuse de Florian Ballhaus qui renforce l’immersion. On saluera également la partition de Theodore Shapiro, qui modernise les thèmes originaux avec brio.

  • Équilibre nostalgique : Pour une scène clé, l’équipe a obtenu des pièces authentiques de la collection Chanel 2006, clin d’œil direct au premier film.

  • Musique : Theodore Shapiro a intégré des sonorités synthétiques modernes pour illustrer l’invasion du numérique dans l’univers de Miranda.

  • Costumes : La chef costumière a travaillé sur une garde-robe « éco-responsable » pour le personnage d’Andy Sachs, marquant son évolution idéologique.

Cette suite s’adresse autant aux nostalgiques du film original qu’à ceux qui s’intéressent aux coulisses du pouvoir moderne. Bien qu’elle n’atteigne pas le statut de classique instantané du premier volet, elle reste une proposition stylisée et intelligente.

Le film pose une question cruciale : peut-on rester au sommet sans sacrifier son humanité dans un monde qui exige désormais une transparence totale ?
La chute de Miranda Priestly serait-elle, au fond, le seul moyen pour elle de redevenir humaine ?

Et vous, Miranda vous avait-elle manqué ou pensez-vous que cette suite est un accessoire de trop ? Venez en débattre avec nous sur notre chaîne WhatsApp pour ne rien rater des dernières sorties ! Pour les retardataires, n’hésitez pas à relire notre critique de THE DEVIL WEARS PRADA (2006) pour comparer les époques.


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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