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THRASH (2026) ★★★☆☆

Temps de lecture : 4 minutes
Affiche du film Thrash montrant une femme à la surface de l'eau, menacée par l'aileron d'un grand requin.
Phoebe Dynevor face au danger dans Thrash (2026).

Sous l’eau, personne ne crie…

Tommy Wirkola délaisse ses zombies nazis pour un « survival » aquatique qui, s’il ne révolutionne pas le genre, remplit son contrat d’efficacité brutale. On est loin de la finesse d’un Park Chan-wook, mais l’énergie déployée sauve le film du naufrage total. Découvrons à travers cette critique de Thrash (2026), un enfer liquide où le prédateur n’est pas forcément celui qu’on croit.
Note : 3/5 (★★★☆☆)

Suite à une inondation catastrophique sans précédent, une jeune femme se retrouve piégée dans sa propre maison submergée. Mais l’eau qui monte n’est pas son seul problème : un prédateur marin s’est invité dans les décombres. Entre la montée inexorable des eaux et les dents d’acier qui rôdent dans le salon, la survie devient une course contre la montre étouffante.

Notre avis sur THRASH

En effet, avec Thrash (2026), Tommy Wirkola tente de marier le film catastrophe climatique au thriller horrifique pur jus. Notre avis sur ce long-métrage est partagé : si la tension est palpable grâce à un environnement confiné et oppressant, le film souffre d’un sentiment de « déjà-vu » qui empêche toute réelle surprise. Bien que l’idée d’une inondation urbaine serve de cadre à un huis clos aquatique, le scénario ne parvient jamais à s’extraire des rails balisés du genre, nous livrant une partition techniquement propre mais émotionnellement un peu courte.

Le point fort réside indéniablement dans la gestion de l’espace. Tommy Wirkola utilise les décors domestiques dévastés pour créer une géographie de la peur assez inventive. La direction artistique, jouant sur le contraste entre les souvenirs d’une vie normale (les cadres photo, la cuisine) et l’eau saumâtre envahissante, renforce l’immersion. Par ailleurs, l’équilibre entre les moments de calme plat, où le danger est invisible, et les explosions de violence cinétique est plutôt bien dosé. La bande-son de Dom Lewis et Daniel Futcher appuie cette atmosphère de désenchantement avec des nappes synthétiques sombres et pulsées.

Le bât blesse dès qu’on gratte la surface. Le rythme effréné, bien que spectaculaire, étouffe toute tentative de construction dramatique profonde. On sacrifie la psychologie des personnages sur l’autel de l’action pure. Les archétypes sont respectés à la lettre, ce qui rend l’évolution des protagonistes terriblement prévisible. Finalement, certaines incohérences de continuité — notamment sur la capacité de résistance physique de l’héroïne — finissent par entamer la suspension d’incrédulité nécessaire à ce type de spectacle.

Phoebe Dynevor dans Thrash (2026)
Phoebe Dynevor dans Thrash (2026)

Tommy Wirkola confirme qu’il est un technicien de la série B haut de gamme. Sa caméra est nerveuse, fluide, et il sait iconiser ses menaces. Phoebe Dynevor s’en sort avec les honneurs dans un rôle physiquement éprouvant, évitant de tomber dans le cliché de la « demoiselle en détresse » pour devenir une force de résistance crédible. Djimon Hounsou, bien que sous-exploité, apporte une gravité bienvenue à l’ensemble, même si son personnage semble sortir d’un catalogue de « figures tutélaires » du cinéma d’action.

  • Huis clos humide : Le tournage a nécessité la construction d’un réservoir géant capable de simuler l’intérieur d’une maison de banlieue entièrement inondée, un défi technique majeur pour l’équipe des décors.

  • Filiation : Tommy Wirkola a cité Crawl (2019) d’Alexandre Aja comme une influence majeure, tout en cherchant à y injecter une dimension de « révolte juvénile » plus marquée dans les sous-textes.

Thrash est une expérience cinétique honnête qui ravira les amateurs de sensations fortes et de survival sans prise de tête. Ce n’est pas le film du siècle, mais c’est un divertissement efficace pour une soirée « pop-corn et adrénaline ». On le conseillera aux fans du genre qui acceptent les codes classiques sans exiger une révolution narrative.

Le film pose, en filigrane, la question de notre vulnérabilité face à une nature que nous avons nous-mêmes détraquée. Le prédateur marin est-il le vrai monstre, ou n’est-il que le symptôme d’un cynisme systémique plus vaste ?

Alors, plongée rafraîchissante ou tasse d’eau salée ?
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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “THRASH (2026) ★★★☆☆

  1. Avatar de Vampilou fait son Cinéma

    C’est un bon divertissement, simple, assez classique et déjà vu, mais on passe un bon moment sans prise de tête !

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 19/04/2026, 19h38

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