
C’est une page du cinéma d’action « bourrin » et décomplexé qui se tourne. Carlos Ray Norris, alias Chuck Norris, nous a quittés ce 19 mars 2026 à l’âge de 86 ans. S’il est devenu pour les plus jeunes une icône de mème internet, il ne faudrait pas oublier qu’il fut avant tout le visage d’une époque où l’on ne s’encombrait pas de nuances psychologiques, mais où l’efficacité primale du coup de pied retourné faisait office de dialogue.
Un parcours de combattant
Septuple champion du monde de karaté, Norris n’est pas arrivé à Hollywood par la petite porte. Sa confrontation mythique face à Bruce Lee dans le Colisée pour La Fureur du Dragon (1972) reste l’un des sommets du genre. C’est là que tout commence : le regard froid, la pilosité triomphante et cette présence physique monolithique qui deviendra sa marque de fabrique.
L’âge d’or de la Cannon
Pour nous, sur le blog, Chuck restera indissociable des frères Golan et Globus. Il a été le fer de lance de la Cannon Films, enchaînant les succès populaires qui fleurent bon la poudre et le patriotisme exacerbé :
- MISSING IN ACTION (1984) : Un sommet de « revanche » post-Vietnam.
- INVASION USA (1985) : Le film d’action paroxystique où il neutralise des terroristes à coup de lance-roquettes en plein centre commercial.
- DELTA FORCE (1986) : Le thème d’Alan Silvestri, la moto qui tire des missiles… C’était ça, l’esprit Chuck.
Une fin de carrière en Stetson
Après l’épuisement du filon ninja et commando, il a su se recycler avec brio sur le petit écran dans Walker, Texas Ranger. Huit saisons à prêcher la morale à coups de bottes, ancrant définitivement son image de défenseur des valeurs conservatrices américaines.
On pourra critiquer la pauvreté de son jeu d’acteur — qui se limitait souvent à deux expressions : avec ou sans lunettes de soleil — mais on ne peut lui enlever son statut de pilier du cinéma de genre des années 80. Il était le dernier rempart, l’homme qui ne saigne pas, celui qui ne dort jamais (il attend).
Salut l’artiste. Les larmes de Chuck Norris guérissent le cancer, mais comme il n’a jamais pleuré, le cinéma d’action se retrouve aujourd’hui bien orphelin.
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Il est parti prendre sa revanche sur Bruce Lee.
Publié par princecranoir | 20/03/2026, 18h14Cette fois, pas sûr que Chuck s’en sorte mieux qu’au Colisée, même s’il débarque avec un lance-roquettes face aux nunchakus de Bruce. En attendant, on vide un chargeur d’Uzi en son honneur. Salut l’artiste !
Publié par Olivier Demangeon | 20/03/2026, 18h35