
My Name : La vengeance au scalpel, mais sans anesthésie…
Le Verdict d’entrée
My Name (2021) ne fait pas dans la dentelle. Brutale, poisseuse et portée par une Han So-hee méconnaissable, la série de Kim Jin-min s’impose comme un thriller d’action solide. Pourtant, à force de marcher dans les pas de ses illustres prédécesseurs, elle finit par manquer d’un souffle vraiment original. Efficace ? Oui. Révolutionnaire ? Non.
Note : ★★★½ (3,5/5)
Synopsis
Disponible sur Netflix, cette production sud-coréenne nous plonge dans le sillage de Yoon Ji-woo. Après avoir assisté au meurtre de son père, elle rejoint le cartel de Dongcheon pour se venger. Son mentor, le charismatique Choi Mu-jin, l’envoie infiltrer la police sous une fausse identité. Entre loyautés brisées et double jeu permanent, Ji-woo s’enfonce dans une spirale de violence où la frontière entre flics et voyous n’existe plus.

Analyse détaillée
Han So-hee : La révélation physique
Le point fort incontestable, c’est l’engagement de son actrice principale. On est loin des rôles de « drama » classiques. Ici, Han So-hee prend des coups, saigne, et transpire la rage. Sa métamorphose physique est impressionnante, rendant chaque combat crédible. Face à elle, Park Hee-soon (Mu-jin) impose une présence magnétique, même si les autres seconds rôles peinent un peu à exister au-delà de leur fonction narrative.
Une réalisation qui « pique »
Kim Jin-min (déjà derrière Extracurricular) connaît son affaire. La mise en scène est nerveuse, préférant le corps-à-corps viscéral aux fusillades impersonnelles. La photographie joue à fond la carte du néon et de la ruelle sombre, créant une ambiance urbaine étouffante qui ravira les fans de polar coréen pur jus.
Le revers de la médaille : un air de déjà-vu
C’est là que le bât blesse. Si vous avez vu Infernal Affairs (2003) ou The Villainess (2017), vous devinerez les twists de My Name à des kilomètres. La structure est classique, peut-être trop. On sent que la série coche les cases du cahier des charges « Thriller Infiltration » sans jamais vraiment chercher à subvertir le genre. C’est du divertissement de haute volée, mais l’émotion reste parfois en surface à cause d’un scénario trop balisé.
L’épisode clé
L’épisode 6. C’est le moment où le masque de Ji-woo s’effrite sérieusement. La tension monte d’un cran et l’action devient presque secondaire face au dilemme moral de l’héroïne. C’est sans doute le segment le plus équilibré entre psychologie et adrénaline.
Réussites et écueils
- Les + : La performance brute de Han So-hee, des chorégraphies de combat lisibles et violentes, une esthétique soignée.
- Les – : Un scénario prévisible, des ficelles narratives un peu grosses sur la fin, un manque de renouvellement thématique.
Conclusion et recommandation
My Name est une porte d’entrée parfaite pour ceux qui veulent découvrir la noirceur du polar coréen sans se lancer dans un long métrage complexe. C’est court (8 épisodes), intense et visuellement superbe. Pour les habitués du genre, c’est une itération solide mais sans surprise. À voir pour la claque esthétique et la rage de son héroïne.
Et vous ? Avez-vous trouvé que le final manquait de punch ou avez-vous été convaincus par cette vendetta sanglante ? On en discute en bas de page !

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