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1985 : L’ANNÉE TURBO

Temps de lecture : 5 minutes
Visuel hommage au cinéma de 1985 réunissant science-fiction et action, avec une ambiance explosive, une voiture temporelle, des héros armés iconiques et le logo Critiks Moviz au centre.

1985 : l’année où le Cinéma a passé la seconde…

Si 1984 était l’année du choc et de la noirceur, 1985, c’est l’explosion du divertissement décomplexé. On est en plein cœur de l’ère Ronald Reagan, le box-office explose et les effets spéciaux (merci ILM) atteignent une maturité folle. C’est l’année où le cinéma devient une machine à rêves (et à adrénaline) d’une efficacité redoutable. Pour moi, c’est l’année où j’ai compris que le cinéma n’avait plus aucune limite technique.

Retour vers le Futur (Robert Zemeckis)

Marty McFly et Doc Brown devant la DeLorean fumante sur le parking de Twin Pines Mall.
  • Fiche Technique : Réalisateur : Robert Zemeckis | Budget : 19 M$ | Box-office : 381 M$.
  • L’Analyse : Comment ne pas commencer par là ? C’est le scénario parfait. Robert Zemeckis et Bob Gale ont pondu une machine de précision suisse. On mélange SF, comédie et une pointe de tension familiale, le tout porté par une DeLorean iconique.
  • Pourquoi c’est culte : C’est le film « feel good » par excellence, mais avec une vraie intelligence d’écriture sur les paradoxes temporels. Michael J. Fox devient une icône mondiale et Christopher Lloyd nous offre le savant fou ultime. C’est brillant, rythmé, et ça n’a pas pris une ride en 40 ans.

Commando (Mark L. Lester)

  • Fiche Technique : Réalisateur : Mark L. Lester | Budget : 9 M$ | Box-office : 57,5 M$.
  • L’Analyse : On quitte la finesse de Zemeckis pour l’acier trempé. Si tu aimes l’action pure, la vraie, celle qui ne s’embarrasse pas de réalisme, Commando est ton Graal. Arnold Schwarzenegger incarne John Matrix, un type capable de porter un tronc d’arbre sur l’épaule et de décimer une armée entière à lui seul pour sauver sa fille (la jeune Alyssa Milano).
  • Mon avis tranché : C’est le sommet du film d’action « over the top ». Les punchlines sont légendaires (« J’ai dû le laisser tomber« ), la violence est jouissive et Schwarzy est au sommet de sa forme physique. C’est brut, c’est fun, c’est 1985.

Rambo II : La Mission (George P. Cosmatos)

Affiche du film Rambo : First Blood Part II montrant Sylvester Stallone torse nu, portant un bandeau rouge et tenant un lance-roquettes sur fond d'explosion.
  • Fiche Technique : Réalisateur : George P. Cosmatos | Budget : 25 M$ | Box-office : 300 M$.
  • L’Analyse : Sylvester Stallone répond à Schwarzenegger. On oublie le trauma psychologique du premier First Blood. Ici, Rambo retourne au Vietnam pour gagner la guerre à lui tout seul.
  • Pourquoi c’est un choc : C’est le film qui a transformé Rambo en machine de guerre médiatique. L’arc, les flèches explosives, la boue, le couteau de survie… Tout est devenu culte. C’est viscéral, patriotique au possible, mais d’une efficacité redoutable en termes de mise en scène d’action.

Police Fédérale Los Angeles (To Live and Die in L.A.)

Affiche du film To Live and Die in L.A. montrant un homme armé sur un fond de coucher de soleil stylisé.
  • Fiche Technique : Réalisateur : William Friedkin | Budget : 6 M$ | Box-office : 17,3 M$.
  • L’Analyse : Si tu aimes les polars poisseux et les thrillers qui te prennent à la gorge, c’est le chef-d’œuvre absolu de William Friedkin (le réal de L’Exorciste).
  • Pourquoi tu dois le voir : Oublie les flics héroïques. Ici, les agents du Trésor sont aussi corrompus et obsessionnels que les faux-monnayeurs qu’ils traquent (menés par un Willem Dafoe magistral). La course-poursuite à contresens sur l’autoroute est, encore aujourd’hui, l’une des meilleures jamais filmées. C’est sec, violent et la fin est d’un nihilisme total. Un pur thriller pour les vrais.

En 1985, pendant que le monde entier hallucinait devant les voyages temporels de Marty McFly ou les muscles de John Matrix, la France, elle, célébrait… Trois hommes et un couffin. Alors oui, c’est mignon, ça a fait des millions d’entrées, mais quel ennui pour un fan de genre ! On est encore dans cette tradition de la comédie de vaudeville domestique pendant que les Américains inventent le futur du cinéma. Heureusement qu’on avait un Luc Besson qui tentait des choses avec Subway (mon exception française de l’année), même si ça restait très « clippesque » et superficiel par rapport aux claques visuelles d’outre-Atlantique.

Roland Giraud, Michel Boujenah et André Dussollier regardent avec perplexité un bébé dans un berceau.

Entre la SF parfaite, l’action bodybuildée et le polar nihiliste, 1985 a été une année généreuse.
Elle a confirmé que le cinéma était le plus grand spectacle du monde.

Et toi ?
Tu es plutôt équipe DeLorean ou équipe Lance-roquettes ?
Viens me dire en commentaire quel film de 1985 t’a fait vibrer le plus !


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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