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TULSA KING – SAISON 2 (2024) ★★★✮☆


Tulsa King - S2 (2024)

 

Tulsa King – Saison 2 : Le futur de Tulsa King est-il à la hauteur des ambitions de Stallone ?

Introduction : Le futur de Tulsa King en question

La deuxième saison de Tulsa King débarque sur Paramount+ avec un objectif clair : confirmer que Sylvester Stallone peut encore surprendre le petit écran… ou au moins continuer à s’y amuser. Mais Le futur de Tulsa King, entre ambitions démesurées, humour assumé et intrigues plus floues que dangereuses, soulève une question simple : la série sait-elle vraiment où elle va ? Cette saison, moins centrée sur le “poisson hors de l’eau”, s’oriente vers une exploration des plans aussi absurdes qu’improbables de Dwight et de son clan dépareillé. Une orientation audacieuse… mais pas toujours maîtrisée.

Les acteurs et les performances

Sylvester Stallone continue de porter la série comme un capo qui aurait trop lu de guides de développement personnel. Son Dwight Manfredi possède ce charisme brut, cette manière de balancer des répliques tranchantes qui rappellent autant Rocky que Demolition Man. Face à lui, Andrea Savage (Tina) trouve enfin un espace plus riche pour nuancer son jeu, même si certaines intrigues semblent lui coller à la peau comme un script encore en bêta. L’alchimie entre les deux demeure l’un des piliers émotionnels de la série : un mélange de tendresse, de nervosité et d’humour pince-sans-rire qui fonctionne particulièrement bien quand la narration ne s’éparpille pas.

La réalisation et l’esthétique

Visuellement, la saison 2 de Tulsa King assume davantage son identité hybride : un polar rural mâtiné d’une comédie gangster décomplexée. La photographie, chaude, poussiéreuse, presque granuleuse par moments, sert parfaitement cette atmosphère où tout semble improvisé, à l’image de la criminalité locale. Certaines scènes, notamment dans Saison 2, Épisode 4 : “Stand or Fall”, atteignent une intensité remarquable. La mise en scène y devient plus grave, plus tendue, rappelant brièvement ce que la série aurait pu être si elle embrassait pleinement son côté dramatique plutôt que de le diluer dans la comédie.

Les enjeux narratifs et thématiques

La saison introduit de nouvelles menaces — parfois pertinentes, parfois issues d’un brainstorming un peu trop inspiré — mais peine à trouver un ton clair. Entre mafieux improvisés, magouilles absurdes et arcs narratifs qui se chevauchent sans coordination, le premier épisode ouvre tellement d’intrigues qu’on se demande si les scénaristes n’ont pas perdu le schéma directeur en route. Pourtant, certains thèmes persistent : pouvoir, vieillissement, loyauté, lutte pour l’identité dans un monde où la criminalité ressemble davantage à une mauvaise start-up qu’à un empire.
La dynamique de clan, aussi chaotique soit-elle, souligne avec humour la difficulté pour Dwight de s’intégrer et de reformer le monde à sa façon. Comme souvent aujourd’hui, la saison se termine sur une fin ouverte, laissant planer de nouvelles questions sans déflorer l’intrigue.

Petite comparaison éclair : contrairement à Barry, qui mêlait humour noir et tragédie avec une virtuosité constante, Tulsa King semble encore hésiter entre parodie et drame. Parfois brillant, parfois bancal.

Points forts et faibles

  • Stallone impérial, capable de rendre mémorable même les scènes les plus farfelues.
  • Une atmosphère unique, entre polar décalé et comédie de gangsters.
  • L’épisode marquant S2E4, où mise en scène, tension et enjeux s’alignent enfin.

Points faibles :

  • Trop d’intrigues simultanées dans le premier épisode, donnant une impression de dispersion.
  • Un glissement trop marqué vers la comédie, parfois au détriment de l’aspect polar qui faisait la force de la première saison.

Conclusion

La saison 2 de Tulsa King reste un objet télévisuel singulier : imparfait, chaotique, mais souvent attachant. Entre une écriture qui cherche encore son équilibre et un Stallone qui semble plus libre que jamais, la série réussit malgré tout à trouver son ton propre. Recommandation : À voir si vous aimez Sylvester Stallone, les polars décalés et les séries où les plans foireux deviennent un art de vivre.

Et vous, quel est votre personnage préféré de cette saison ?

 

 


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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