Action, Horreur, Science fiction, Thriller

OSIRIS (2025) ★★★☆☆


Affiche officielle du film Osiris (2025) montrant des soldats face à des créatures extraterrestres dans un décor sombre.
Osiris plonge un commando militaire dans un cauchemar extraterrestre brutal, où la survie prime sur toute stratégie.

 

La survie comme rituel de guerre…

Verdict d’entrée

Avec Osiris, William Kaufman opère un virage inattendu vers la science-fiction horrifique, sans renier son ADN de cinéaste de l’action sèche et tactique. Le film ne cherche jamais à révolutionner le genre, mais compense largement son manque d’audace conceptuelle par une efficacité viscérale et un sens affirmé de l’atmosphère.

Synopsis (sans spoiler)

Un groupe de militaires d’élite se retrouve projeté dans un environnement hostile et inconnu, rapidement identifié comme un territoire extraterrestre. Coupés de tout soutien et confrontés à des créatures aussi agressives qu’organisées, ils doivent survivre, comprendre les règles de ce nouveau champ de bataille et tenter d’en réchapper vivants.

Les atouts majeurs

Le premier mérite d’Osiris réside dans son positionnement clair : celui d’un film d’action de survie teinté d’horreur, assumant pleinement ses influences. Difficile de ne pas penser à Alien (1979) de Ridley Scott pour la tension claustrophobe, ou à Predator (1987) de John McTiernan pour la confrontation entre soldats surarmés et chasseurs extraterrestres. William Kaufman ne copie pas plan pour plan, mais orchestre un alliage respectueux, où l’héritage sert de fondation plutôt que de béquille.

Visuellement, le film tire son épingle du jeu grâce à un travail appuyé sur les effets pratiques. Les créatures, majoritairement réalisées en animatronique et costumes physiques, dégagent une présence tangible rare dans le paysage actuel dominé par le numérique. Leurs armes, massives et brutales, constituent l’un des vrais plaisirs du film : elles renforcent l’idée d’un ennemi technologiquement avancé mais profondément sauvage, et donnent aux affrontements un impact très concret.

Le travail des décors mérite également d’être salué. L’environnement extraterrestre est traité comme un espace glauque, minéral et poisseux, où chaque recoin semble potentiellement mortel. William Kaufman filme ces lieux avec une sobriété qui accentue leur hostilité : peu d’effets tape-à-l’œil, mais une géographie lisible et oppressante, essentielle à l’immersion.

Côté interprétation, Max Martini s’impose comme un choix évident. Son physique massif et son jeu sans fioritures rendent crédible ce chef militaire confronté à une menace qui dépasse ses certitudes tactiques. Le retour de Linda Hamilton, même dans un rôle secondaire, apporte une épaisseur symbolique : sa simple présence évoque un pan entier du cinéma de science-fiction guerrière, de Terminator (1984) à Terminator 2: Judgment Day (1991).

Les faiblesses et limites

Osiris n’échappe toutefois pas à certaines facilités de genre. Les extraterrestres, s’ils sont efficacement monstrueux, n’offrent aucune véritable surprise conceptuelle. Leur design, volontairement laid et agressif, remplit son office mais ne cherche jamais à renouveler l’imaginaire du monstre spatial. On est loin de l’étrangeté biomécanique de Alien (1979) ou de l’élégance inquiétante de The Thing (1982) de John Carpenter.

Le scénario, quant à lui, privilégie l’action au détriment de la caractérisation. Certaines sous-intrigues esquissées autour des membres de l’escouade ne trouvent pas de véritable résolution, ce qui limite l’impact émotionnel de certains événements. Ce choix renforce le rythme, mais laisse une impression de potentiel inexploité.

Conclusion et recommandation

Osiris s’adresse avant tout aux amateurs de science-fiction musclée et de films de survie à l’ancienne, idéalement vus en salle ou sur grand écran pour profiter pleinement de son ambiance visuelle et sonore. Dans la filmographie de William Kaufman, le film fait figure d’expérimentation maîtrisée, prouvant que le réalisateur peut transposer son sens du réalisme tactique dans un cadre extraterrestre sans perdre en efficacité.

Sans être un jalon majeur du genre, Osiris s’impose comme un divertissement solide, respectueux de ses modèles et suffisamment bien exécuté pour rappeler qu’un film de science-fiction n’a pas besoin d’être révolutionnaire pour être mémorable.

 

 


En savoir plus sur CritiKs MoviZ

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Avatar de Inconnu

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Nombres de Visites

  • 571 487 visiteurs ont fréquenté ce blog. Merci à tous !

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives