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VENOM : Anatomie d’une saga culte


VENOM - Anatomie d'une saga culte

 

Introduction

« We are Venom. » En trois mots, tout est dit. Lorsque Venom surgit sur grand écran en 2018, il ne ressemble à aucun autre héros Marvel. Ni vraiment sauveur, ni totalement monstre, Venom incarne cette zone grise fascinante où le chaos flirte avec l’humanité. La franchise Venom s’inscrit à part dans le paysage des films de super-héros, misant moins sur le manichéisme que sur la dualité, l’humour noir et une relation improbable entre un homme et une créature extraterrestre.

Composée de trois films principaux, la saga débute en 2018 avec Venom, premier long métrage centré sur l’un des anti-héros les plus populaires de l’univers Marvel. Produite par Sony Pictures, la franchise a rapidement trouvé son public grâce à son ton décalé, son personnage central charismatique et une approche plus brute, parfois volontairement excessive, du cinéma de super-héros.

Pourquoi s’y intéresser aujourd’hui ? Parce que Venom ne cherche jamais vraiment à rentrer dans le moule. Il provoque, amuse, dérange parfois, mais ne laisse que rarement indifférent. Une proposition singulière qui mérite qu’on s’y attarde film par film.

VENOM - Anatomie d'une saga culte

Présentation des films

Venom (2018) ★★★★☆

  • Réalisation : Ruben Fleischer
  • Acteurs principaux :
    • Tom Hardy – Eddie Brock / Venom
    • Michelle Williams – Anne Weying
    • Riz Ahmed – Carlton Drake

Journaliste talentueux mais instable, Eddie Brock voit sa carrière et sa vie personnelle s’effondrer après une enquête qui tourne mal. Des mois plus tard, il entre en contact avec une mystérieuse forme de vie extraterrestre : un symbiote doté d’une conscience propre. Cette entité, baptisée Venom, s’installe dans son corps et bouleverse son existence.

Le film repose sur la relation explosive entre Eddie et Venom. Plus qu’un simple affrontement entre le bien et le mal, l’histoire raconte une cohabitation forcée, presque conjugale, entre deux êtres que tout oppose. Eddie tente de conserver un semblant de normalité tandis que Venom, brutal et impulsif, découvre la complexité du monde humain.

Malgré une intrigue assez classique, le film se distingue par son ton irrévérencieux et la performance de Tom Hardy, qui joue littéralement deux rôles à la fois. L’action est généreuse, parfois chaotique, mais l’ensemble séduit par son énergie et son refus d’un héroïsme trop lisse.

Venom (2018)

Venom (2018)

 

Venom: Let There Be Carnage (2021) ★★★✮☆

  • Réalisation : Andy Serkis
  • Acteurs principaux :
    • Tom Hardy – Eddie Brock / Venom
    • Woody Harrelson – Cletus Kasady / Carnage
    • Naomie Harris – Shriek

Cette suite accélère le rythme et assume pleinement son côté excessif. Eddie Brock tente de relancer sa carrière en interviewant Cletus Kasady, un tueur en série charismatique et profondément dérangé. Mais lorsque ce dernier entre en contact avec un symbiote rouge d’une violence inédite, Carnage, la situation dégénère rapidement.

Le film explore davantage la dynamique entre Eddie et Venom, qui traverse une véritable crise de couple. Le ton est plus humoristique, parfois proche de la comédie noire, tout en proposant des affrontements spectaculaires entre symbiotes. Carnage incarne une version déchaînée et incontrôlable de Venom, offrant un antagoniste aussi visuellement marquant que moralement inquiétant.

Plus court, plus direct, le film divise par son approche très assumée du divertissement pur. Il gagne toutefois en cohérence émotionnelle et en lisibilité, renforçant l’identité propre de la franchise.

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Venom: The Last Dance (2024) ★★★☆☆

  • Réalisation : Kelly Marcel
  • Acteurs principaux :
    • Tom Hardy – Eddie Brock / Venom
    • Chiwetel Ejiofor – Général Rex Strickland
    • Juno Temple – Dr Theodora « Teddy » Paine

Troisième et dernier chapitre annoncé, The Last Dance se présente comme l’aboutissement du parcours d’Eddie et de Venom. Désormais traqués par plusieurs forces, humaines comme extraterrestres, les deux entités doivent faire face aux conséquences de leur alliance.

Le film adopte un ton plus sombre et introspectif, tout en conservant l’humour caractéristique de la saga. Il s’agit autant d’un récit d’action que d’une réflexion sur l’acceptation de soi et le sacrifice. Eddie n’est plus seulement une victime des événements : il devient un acteur conscient de ses choix.

Visuellement plus ambitieux, ce dernier opus cherche à offrir une conclusion émotionnelle forte, tout en laissant une trace durable dans l’univers étendu de Sony.

Venom - The Last Dance (2024)

Venom – The Last Dance (2024)

Thématiques et messages

Au cœur de la franchise Venom se trouve la question de la dualité. Eddie Brock et Venom ne forment pas un héros classique, mais un équilibre fragile entre deux volontés opposées. Cette cohabitation devient une métaphore des contradictions humaines : pulsions contre raison, colère contre empathie.

L’amitié forcée, presque fraternelle, évolue au fil des films. Là où le premier opus parle de survie, le second aborde la relation toxique, et le troisième s’oriente vers la responsabilité et le choix. Venom n’est pas seulement un monstre : il apprend, ressent et évolue.

La saga aborde aussi le pouvoir et ses dérives. Les antagonistes humains cherchent souvent à contrôler ce qu’ils ne comprennent pas, tandis que les symbiotes reflètent des versions amplifiées des désirs humains.

Évolution de la franchise

Film après film, la franchise a affiné son identité. Le premier opus posait les bases avec une origin story classique mais énergique. Le second assumait un virage plus fun et plus radical, quitte à diviser. Le troisième tente une synthèse plus mature, combinant spectacle et émotion.

Visuellement, les effets spéciaux ont gagné en lisibilité et en impact. Narrativement, la relation Eddie/Venom est devenue le véritable moteur de la saga, bien plus que les enjeux purement super-héroïques. Si certaines critiques pointent un manque de profondeur scénaristique, la cohérence interne et la personnalité unique de la franchise restent indéniables.

Conclusion

La franchise Venom séduit parce qu’elle ose être différente. Ni totalement héroïque, ni franchement malveillante, elle explore un terrain rare dans le cinéma de super-héros : celui de l’anti-héros imparfait, drôle et parfois dérangeant.

Pour les nouveaux venus, l’ordre de visionnage est simple : suivre la chronologie de sortie permet de mieux apprécier l’évolution du duo. Que l’on adhère ou non à son style, Venom reste une proposition singulière dans le genre.

Et vous, quel est votre film préféré de la saga ?
Partagez votre avis en commentaire, et n’hésitez pas à diffuser cet article autour de vous pour faire vivre la discussion entre cinéphiles.

 


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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