Action, Aventure, Science fiction

TERMINATOR SALVATION (2009) ★★★☆☆


Terminator Salvation (2009)

 

Terminator Salvation : l’après-apocalypse sans âme, mais pas sans idées !

Verdict d’entrée

Avec Terminator Salvation, la saga tente un virage audacieux : abandonner le suspense urbain et le voyage temporel pour s’installer pleinement dans le futur post-apocalyptique. Le résultat impressionne souvent sur le plan visuel, intrigue par ses intentions, mais peine à retrouver l’âme et la tension tragique qui ont fait la grandeur des deux premiers opus.

Synopsis (sans spoiler)

Pour la première fois, Terminator Salvation se déroule presque intégralement dans le futur annoncé depuis 1984 : un monde ravagé par Skynet, où la résistance humaine tente de survivre face aux machines. John Connor n’est plus une promesse, mais un homme en devenir, tandis qu’un mystérieux individu surgit au cœur du conflit, porteur d’un secret capable de bouleverser l’équilibre entre l’homme et la machine.

Les atouts majeurs

Terminator Salvation (2009)

Terminator Salvation (2009)

Le premier mérite du film est sa volonté de rupture. Sous la direction de McG, la franchise quitte le cadre familier du thriller SF pour embrasser un film de guerre futuriste, aux paysages désolés et aux affrontements massifs. La photographie désaturée, dominée par des tons gris et ocre, donne une identité visuelle cohérente à cet univers ravagé, parfois proche de l’esthétique d’un Mad Max technologique.

Sur le plan des personnages, l’absence d’Arnold Schwarzenegger en tant que figure centrale est évidemment un choc pour les fans. Pourtant, Sam Worthington parvient en partie à « recoller les morceaux ». Son personnage, à la fois humain et profondément ambigu, incarne le thème central du film : la frontière de plus en plus floue entre l’homme et la machine. Sans égaler le charisme iconique du T-800, il apporte une densité thématique bienvenue à une saga souvent résumée à sa seule efficacité mécanique.

Christian Bale, quant à lui, propose un John Connor intense, presque obsessionnel. Sa prestation donne au personnage une dimension messianique intéressante, même si le scénario hésite constamment entre en faire le véritable héros ou un symbole encore inachevé. Le film brille également par certains choix de design — motos Terminator, drones aériens, usines mécaniques — qui enrichissent visuellement le mythe de Skynet.

Les faiblesses et limites

Là où Terminator Salvation déçoit, c’est dans sa narration étonnamment froide. Le scénario accumule les idées sans toujours les explorer, donnant parfois l’impression d’un récit aussi programmé que les machines qu’il met en scène. Les enjeux émotionnels peinent à s’installer durablement, et le film privilégie souvent le spectacle à la tension dramatique.

La mise en scène de McG, efficace mais très frontale, manque de la rigueur et du sens du suspense qu’un James Cameron insufflait à la saga. Le montage, souvent haché, atténue l’impact de certaines scènes pourtant prometteuses. Enfin, malgré un casting solide (Anton Yelchin, Bryce Dallas Howard), plusieurs personnages secondaires restent sous-exploités, renforçant cette sensation d’un univers riche mais jamais pleinement habité.

Conclusion et recommandation

Terminator Salvation est un épisode imparfait mais courageux, qui mérite d’être vu comme une tentative de réinvention plutôt qu’une simple suite opportuniste. Les amateurs de science-fiction post-apocalyptique et les fans curieux de découvrir le futur de la saga y trouveront un spectacle solide, idéalement en visionnage à domicile ou en streaming, où ses qualités visuelles ressortent sans la comparaison immédiate avec les classiques.

Dans la filmographie de la franchise, il occupe une place à part : celle d’un film qui avait les moyens et les idées pour relancer Terminator, mais auquel il a manqué cette étincelle émotionnelle — cette âme humaine — qui faisait toute la différence face aux machines.

 

 


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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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