

L’ancien flic, Brian O’Conner est appelé à reprendre du service pour neutraliser un dangereux criminel. Pour le seconder, il va recruter un ami d’enfance, adepte de courses de rue, lui offrant ainsi l’opportunité de se racheter.

« 2 Fast 2 Furious » (étonnement, voilà un titre qui n’a pas été modifié pour la distribution française), est un film d’action américain datant de 2003, réalisé par John Singleton (1968-2019), à qui l’on doit également « Four Brothers » (2005). Les acteurs principaux sont Paul Walker (1973-2013), qui reprend son rôle de Brian O’Conner, Tyrese Gibson, qu’on a pu voir dans « Black and Blue » (2019), Eva Mendes, qu’on a pu voir dans « Cleaner » (2007), Cole Hauser, qu’on a pu voir dans « A Good Day to Die Hard » (2013), Ludacris, qu’on a pu voir dans « Gamer » (2009), James Remar, qu’on a pu voir dans « Django Unchained » (2012), Amaury Nolasco, qu’on a pu voir dans « Criminal » (2016), et Michael Ealy, qu’on a pu voir dans « Fatale » (2020). Il s’agit de la suite de « The Fast and the Furious » (2001), et le second opus dans la franchise Fast & Furious. Ce film est paru le 6 juin 2003 aux Etats-Unis et le 18 juin 2003 en France.
L’histoire proposée par « 2 Fast 2 Furious » nous invite à suivre Brian O’Conner (Paul Walker), un ancien officier du LAPD devenu fugitif. Il gagne désormais sa vie en participant à des courses de rue illégales. La plupart de ces courses sont organisées par son ami Tej Parker (Ludacris) à Miami. Toutefois, à la suite d’une course, Brian est arrêté par la police. Il passe alors un deal avec son ancien patron, l’agent Bilkins (Thom Barry) du FBI, et l’agent Markham des douanes américaines, pour qu’il approche, sous couverture, Carter Verone (Cole Hauser), le baron de la drogue argentin, en échange de l’effacement de son casier judiciaire. Brian accepte à condition qu’il choisisse son partenaire. Son choix se porte alors sur Roman Pearce (Tyrese Gibson), un ami d’enfance qui a purgé une peine de prison et est en liberté conditionnelle. Afin de mener à bien leur mission, ils vont devoir préparer des voitures et démontrer leur adresse au volant…
Le scénario concocté par Michael Brandt et Derek Haas est tout aussi pauvre que le script du premier opus « The Fast and the Furious » (2001). Le point culminant de l’histoire, c’est le transport d’une grosse somme d’argent, répartie dans six sacs de sport, d’une cache, située dans un mobil-home miteux, jusqu’au bateau personnel d’un chef d’un gang mafieux. Pour se faire, il embauche deux pilotes de courses, pour aller du point A au point B le plus rapidement possible, dans des bolides aux couleurs flashy. Pour les motivés, il leur offre 100.000 dollars. Personnellement, je lui fais le boulot pour 10.000 dollars en louant une camionnette au Super U ou à Carrefour, en roulant en respectant scrupuleusement le code de la route.
Comme la discrétion n’est pas envisager, le baron de la drogue doit organiser une fenêtre de 15 minutes d’inaction avec un flic corrompu. Toutefois, la course-poursuite aura bien lieu entre les flics et de nombreuses voitures suralimentées. Bien que tout ceci n’est pas beaucoup de sens, c’est fait avec beaucoup de talent. Les scènes d’action sont plus impressionnantes que dans le film précédent. Le spectateur peut clairement avoir l’impression que les voitures roulent plus vite. Les deux pilotes se suivent de très près dans un balai perpétuel de zigzags au milieu de la circulation. On monte également légèrement en puissance au niveau de l’utilisation des armes à feu, sans pour autant basculer dans le gun-fight.
Bien que ce fut Vin Diesel qui aura tiré son épingle du jeu suite au premier opus de la saga Fast & Furious, c’est Paul Walker que l’on retrouve dans ce second film. Son personnage est désormais relégué au statut de fugitif et tente de vivre de sa passion de courses de rue. En échange d’un effacement de son casier, il accepte donc de recommencer un travail d’infiltration. Et pour changer, il tombe amoureux de la copine du baron de la drogue, forcément hyper-jaloux, histoire de corser un petit peu l’affaire. L’acteur est sympathique mais guère convaincant. Heureusement, Tyrese Gibson vient sauver les meubles grace à son charisme et son énergie, profitant de l’occasion pour voler la vedette.
Cole Hauser incarne le principal antagoniste, mais, lui aussi, n’est guère convaincant. Eva Mendes balade sa silhouette de rêve sans que son personnage n’amène grand-chose. Le rappeur Ludacris fait également de la figuration avec un personnage sans envergure. On reconnaîtra au passage Michael Ealy dans un rôle secondaire. Vin Diesel aurait refusé de reprendre son rôle de Dominic Toretto, malgré le chèque de 25 millions de dollars qu’on lui promettait, et ce, après avoir lu le scénario… Tu m’étonnes ! Il a préféré s’engager sur « The Chronicles of Riddick » (2004) de David Twohy, reprenant ainsi le rôle qu’il tenait dans « Pitch Black » (2000).
L’histoire ce n’est pas top, les personnages ce n’est pas top, les acteurs ce n’est pas top, c’est donc du côté de la production que le métrage marque des points. Le tournage a débuté le 25 septembre 2002 et s’est achevé le 14 décembre 2002. Il s’est principalement déroulé dans diverses parties du sud de la Floride, dont Miami Beach. Les scènes dans la demeure du méchant de l’histoire ont été filmées à Coral Gables, dans une maison appartenant à Sylvester Stallone. La photographie présentée par Matthew F. Leonetti se focalise donc essentiellement sur les scènes d’action. On retrouve principalement des voitures asiatiques dans le métrage, soit une Nissan Skyline GT-R, une Honda S2000 AP1, une Mitsubishi Eclipse Spyder ou encore une Toyota Supra Turbo MkIV. La bande musicale orchestrée par David Arnold, qui a par ailleurs remporté un Grammy Award pour « Independence Day » (1996). Comme dans le premier opus de la franchise, on retrouve une forte coloration hip-hop dans la musique. Enfin, le montage effectué par Bruce Cannon et Dallas Puett débouche sur un film d’une durée de 108 minutes. « 2 Fast 2 Furious » a rapporté un peu plus de 236 millions de dollars de recette mondiale contre un budget de 76 millions de dollars.
En conclusion, « 2 Fast 2 Furious » est un bon film d’action disposant d’une histoire banale, d’une intrigue simple et d’un développement actif et vigoureux. Le rythme est soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. Le scénario est paresseux et on perd l’attrait de la sous-culture des courses clandestines de rues. Toutefois, la photographie est plaisante avec de belles chorégraphies dans les cascades avec voitures. La bande originale est indéniablement l’un des points forts du métrage avec une musique très Southern Hip Hop, qui faisait fureur l’époque. Le montage est sérieux et cohérent. La distribution offre de bonnes prestations, mais Paul Walker manque encore de charisme et se fait voler la vedette par un Tyrese Gibson plus en verve et plus dynamique. L’ensemble se laisse agréablement regarder même si on est clairement dans le cliché du « belles nanas et belles bagnoles »…


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